Asia 85 – You cannnnnn’t

Concentration // Chiang Mai, Thailande

Je me sentais bien. Certes, le Sanssong y était pour quelque chose, mais pas seulement. Les centaines de lanternes flottaient tranquillement dans le ciel, telles une multitude d’étoiles oranges. Sur le ponton du Riverside, on parlait, souriait, buvait, sans trop savoir quel était le sujet ou qui était la personne en face. Une chose était sûre : on se sentait bien; je me sentais bien. Pour une première nuit à Chiang Mai, cela débutait plutôt bien.

Ail, poulet, tofu, oeuf, sucre, fish sauce, oyster sauce, soja, nouilles. Tous les ingrédients étaient réunis devant moi et j’étais excité à l’idée de cuisiner mon propre Phad Thai. Ce plat était devenu part intégrante de mon régime quotidien, principalement pour le petit déjeuner. Je n’avais jamais utilisé un wok auparavant et quelle erreur ! Salé, croquant et fondant. J’étais en train de goûter le chicken cashew nut que mon wok venait de créer. Et cela ne faisait que confirmer (pour la centième fois environ) que la cuisine thai était définitivement l’une des meilleures au monde. Loy Krathong et lanternes occupaient la fin d’après-midi. Et alors que l’on entrait à Fabric, la nuit ne faisait que commencer.

Il faisait très chaud et je transpirais à grosses gouttes. Ce qui était complètement normal puisque je me trouvais dans un sauna. C’était la deuxième fois depuis le début de mon voyage que je m’autorisais un petit luxe. Au quatrième étage d’un grand hôtel de Chiang Mai reposaient une piscine extérieure, deux saunas, un hammam et un jacuzzi. Le tout était fortement agréable et permettait d’évacuer le surplus d’éthanol de la veille. Et en Thailande comme partout, le luxe avait un prix. A Chiang Mai, cela équivalait à 4€. Parfois, il fallait s’avoir s’accorder de petites folies.

Cela avait le goût d’un lendemain de grosse cuite. Et pourtant, la soirée n’avait pas été exagérée. C’était plutôt l’accumulation des soirées précédentes qui pesaient sur moi;  sur mon foie et mon estomac pour être plus précis. Il était temps de changer d’endroit et surtout de régime nocturne.

On avait beau se promettre des choses, il était difficile de résister à l’appel de sirènes nommées Wisdom, Bebop, Monkey Magic et Bamboo. Et lorsque l’on apprenait que Bar était leur nom de famille, on pouvait facilement imaginer la suite. Bref, tout le monde était plus que bien. Certes, Pai c’était aussi sa nature photogénique et ses cascades rafraîchissantes facilement accessibles en scooter; ses pains pita dégoulinant de beurre à l’ail; ses shots de wheat grass ou son poulet foie à l’ail. Mais l’on avait tendance à l’oublier entre deux soirées.

Pour résumer cette semaine, une liste incohérente et désordonnée était nécessaire : Lucinda, Gary, Paul, Kelly, Bayoush, Alex, les néerlandaises (We love the Dutch !!!), Sanssong, Rooftop, Riverside, Fabric, hammered, Helen, les irlandais, les autres hollandais (Yes, we love the Dutch!!), les français, Happy House, Sony et Birkenstock (?!). Bref, un vrai bordel.

Couleurs dans le ciel // Chiang Mai

Choix des ingrédients // Chiang Mai

Sorti de prison // Chiang Mai

Tout juste sorti de prison // Chiang Mai

Future étoile // Chiang Mai

Paul Wolf // Chiang Mai

Toujours plus d'ingrédients // Chiang Mai

Ca se la pète grave // Pas loin de Pai, Thailande

Autoportrait // Autour de Pai

Premier arrivé ! // Pai

Chat de casseroles // Pai

Power nap // Pai

Scène typique à Pai // Wisdom Bar, Pai


Asia 75 – En se dirigeant vers le Nord

Erawan Fall 2 // Kanchanaburi, Thailande

Ah ouais, quand même ! Je devais avouer que devant la cascade numéro 7, je me sentais plutôt petit. J’avais beau me reculer, mon Sony R1 avait du mal à capturer l’ensemble de la chute dans toute sa grandeur. Les wouaou et it’s really beautiful s’étaient succédés tout au long de l’ascension. Les différentes tonalités de bleu, jaune et vert étaient vraiment magnifiques malgré la grisaille persistante et une petite baignade dans la numéro 2 était un pur bonheur de rafraîchissement. J’avais beau me plaindre à chaque fois que je traversais un endroit touristique, je devais reconnaître que certains lieux étaient des passages obligés. Erawan Falls en faisait largement partie. Mouais… En comparaison, le pont de la Rivière Kwai n’était pas des plus impressionnant malgré une histoire intense.

Il faisait chaud et le soleil était haut dans le ciel sans nuage. Je plissais les yeux afin de concentrer ma vision sur une chose se déplaçant lentement mais sûrement sur le trottoir, obligeant les passants à se pousser. Après m’être rapprocher d’une centaine de mètres, je pouvais maintenant confirmer qu’un éléphant marchait tranquillement dans le centre ville d’Ayutthaya. Mon excitation était vite retombée lorsque je constatais qu’un couple de touristes se trouvait sur le dos de l’animal, profitant d’un tour organisé. Dans certaines villes ils utilisaient des calèches. A Ayutthaya, ils préféraient les éléphants.

Ayutthaya n’est pas une ville dans laquelle on peut s’éterniser. Un ou deux jours sont amplement suffisant. Et pour se loger, il ne faut pas chercher plus loin que Bann Kun Pra. Certes, ils n’ont pas besoin de publicité car ils sont très bien référencés dans Lonely Planet; mais Ping et le reste du staff a été tellement attentionné que je ne peux que les recommander. Bien évidemment, l’endroit et super propre et son restaurant au bord de la rivière comblera les couples en quête de romantisme. Bref, j’ai aimé et je voulais le faire savoir.

Erawan Falls // Thailande

Same same but different // Erawan Falls, Thailande

Nageant dans la lumiere // Erawan Falls

Moustiques et bronzage // Erawan Falls

Numero 7 sous la grisaille // Erawan Falls

Le pont de la riviere Kwai // Kanchanaburi

Minivan a Ayutthaya // Thailande

Lien entre Boudha et le reste // Ayutthaya, Thailande

En pleine ville // Ayutthaya

Ombres et lumiere // Ayutthaya

Boudha qui pose // Ayutthaya

Boudha enracine // Ayutthaya

5 jambes // Ayutthaya

Waterproof Metro // Ayutthaya

... afin d'en acheter de nouvelles. // Ayutthaya


Asia 70 – Légumes, escalade et mutilations

Rue principale du Vegetarian Festival // Phuket Town, Thailand

Je ne pouvais m’arrêter de saliver. La rue était remplie de stands vendant tous types de plats possibles et imaginables. Me trouvant au milieu du Vegetarian Festival, il était évident qu’il allait être difficile de trouver de la viande ou de poisson. Mais cela ne m’empêchait pas de me régaler sur les Phad Thai, Spring Rolls et différents types de soupes aux champignons. Bref, pour mon vrai début en Thailande, j’étais plutôt bien tombé.

Puis sans vraiment savoir où aller, je me laissais guider vers Koh Phi Phi, île connue pour sa Maya Beach, simplement appelée The Beach dans le film éponyme. Le trajet en ferry passait au large de Maya Beach et la dizaine de bateaux mouillant à quelques mètres de la plage confirmait ce que je craignais : l’île est infestée. L’arrivée à Koh Phi Phi même renforçait ce sentiment. Mais bon, comme souvent, cela ne m’avait pas empêché de passer une excellente soirée à coups de buckets remplis de liquides plus ou moins colorés.

J’avais du mal à ouvrir la porte. Rien que le fait de serrer et tourner la poignée m’était difficile. Le dessous de mes avant-bras étaient courbaturés au possible. Dans ces situations, il était toujours intéressant de découvrir de nouveaux muscles. Certes, je pouvais à peine tenir des baguettes dans ma main mais cela en valait largement la peine. Par cela, j’entendais ma demie-journée d’escalade à Rai Leh. L’île était mondialement reconnue pour cette activité et il était facile de comprendre pourquoi : paysages magnifiques, tous types de difficultés, possibilité de débuter sa grimpette les pieds dans l’eau, vue imprenable une fois arrivé au sommet et je passe bien évidemment sur sa magnifique plage. L’île était touristique mais bien plus calme que Koh Phi Phi.

Putain de merde ! C’était sorti tout seul, sans forcer. Mais après avoir voyagé quatre heures en long tail boat et deux mini bus différents, je ne m’attendais pas à rater la procession de Trang de quelques minutes. La ville était fameuse pour ses marches du Vegetarian Festival particulièrement explicites niveau mutilations. Mais ayant des choses plus graves dans la vie, je décidais de retourner à Phuket Town le lendemain. Ce qui s’avérait être une bonne décision niveau trucs pointus dans la bouche. De plus, mon voyage en ressortait encore une fois enrichi d’une excellente rencontre.

Vegetarian sushis // Phuket Town

Romantique... ou pas // Phuket Town

En attendant le coucher du soleil // Koh Phi Phi, Thailande

Boulot en premier plan, escalade en deuxième // Rai Leh, Thailande

Rai Leh Beach // Rai Leh

Et toi, il est comment ton lieu de travail ? // Rai Leh

Vegetarian Festival du toit // Phuket Town

Ca bosse dur // Phuket Town

Ca sent l'encens // Phuket Town

Innocence // Phuket Town

Ca pique // Phuket Town

Possédé // Phuket Town

Le gang de Phuket // Phuket Town

Tu me passes un couteau ? // Phuket Town

Ca va péter // Phuket Town

Publicité // Phuket Town

Anarchie // Phuket Town

Lutter contre la chaleur // Phuket Town

Babel sous supervision // Phuket Town

Le village people méconnu // Phuket Town

Le scooter à la base de l'éducation thaïlandaise // Phuket Town

Car se flageller avec un martinet c'est complètement has-been // Phuket Town


Asia 62 – Quitter Singapour

Prieres dans la rue // Bangkok, Thailande

Au moins, le Phad Thaï était délicieux. C’était le bon point de la journée. Car acheter une caméra de qualité pourrie à un prix trop élevé à Sim Lim Square n’était pas une bonne idée. Décider d’aller Khao San n’était pas brillant non plus. Ce quartier aurait pu s’appeler Touriste Land, cela aurait été la même chose. Mais comme je l’ai dit, le Pad Thai était excellent; et pas cher du tout (0,50€). Pour une fois, Lonely Planet n’avait pas menti : en Thaïlande, il était moins cher d’acheter sa nourriture que de la préparer; et pour certains, probablement meilleur.

Le temps était gris et pluvieux. Si l’on ajoutait à cela le sentiment de m’être fait entuber comme un amateur, il m’était difficile d’apprécier Bangkok. Et pourtant, il y avait beaucoup d’attraits à la capitale thaïlandaise. Pour commencer, il y avait l’aspect culturel avec ses nombreux temples, richement décorés et remplis d’effigies de Bouddha. Ensuite, il était agréable et intéressant de se laisser flotter sur un des nombreux canaux du Chao Phraya, la rivière principale de Bangkok. Aller voir un match (huit pour être précis) de Muay Thaï m’avait transporté dans une ambiance incomparable. Et au risque de me répéter, la cuisine thaï était succulente et à un prix tellement dérisoire qu’il serait honteux de s’en priver. Certes, les lady-boys pouvaient surprendre. Mais Les Philippines m’avaient préparé à être sur mes gardes.

Je décidais donc de retourner à Singapour afin d’échanger ma caméra. Les événements changeaient, ce qui créait de nouvelles opportunités et découvertes. Comme par exemple mon retour à Singapour, dans Little India pour être précis, le jour des célébrations de Diwali. Cela signifiait un délicieux dîner indien gracieusement offert, avec feux d’artifices en prime. Un après-midi au Café del Mar et un dîner indien représentaient les cerises sur le gâteau. Mais après un cumul de neuf jours au même régime, il était temps de changer de dessert.

Traffic et poussiere // Bangkok, Thailande

Differents niveaux // Dans les canaux, Bangkok

Lutter contre le temps // Dans un temple, Bangkok

Reclining Buddha // Wat Pho, Bangkok

Donations // Wat Pho, Bangkok

Quand il etait petit, Boudha etait un Jedi // Wat Pho

Il n'est pas seul // Wat Pho

Prisonniers // Ratchadamnoen Stadium, Bangkok

Dans les cordes // Ratchadamnoen Stadium

Je crois que j'ai glisse // Ratchadamnoen Stadium

Singapour dans le flou // Serangoon Road, Singapour

Diwali se reflete // Little India, Singapour

Illumine la nuit // Temple sur Serangoon Road, Singapour

Architecture sympa // Pas loin de Sim Lim Square, Singapour

Diwali debute tranquillement // Mitraa Hostel, Singapour

Premier deces de Diwali // Singapour