Jour 51 – Enfer pour daltoniens

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Le sol est mou. Une sorte de roseau marin le recouvre en totalité. Appelée totora, cette plante aquatique n’est pas une simple couche mais constitue l’intégralité du sol. Nous marchons actuellement sur une des quarante îles d’Uros, justement nomées îles flottantes. A l’origine, ces îles ont été créées par des familles voulant fuir l’oppression Inca. Très touristiques, ces îles du Lac Titicaca n’en restent pas moins impressionantes dans leur concept.

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Rose bonbon, bleu marine, vert pomme, jaune canari… Les habitants péruviens du Lac Titicaca veulent vraiment se faire remarquer. Le Carnaval ne se fête pas seulement en couleurs mais également en dansant et en chantant. Et cela de façon plutôt sérieuse : un concours rassemble toutes les communités de l’île. Vingt points sont attribués pour la danse, vingt pour le chant et vingt pour les costumes. Pour passer les qualifications, il faut au minimum quarante points. Oui, à Amantani, on ne rigole pas avec le Carnaval. Même s’il y a un gagnant et sept perdants, tous sont égaux à la fin; c’est-à-dire bourrés.

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Le deuxième et dernier jour de ce petit voyage sur les îles d’Uros, Amantani et Taquile se termine par trois heures de bateau à destination de Puno. Mon nez me fait remarquer qu’il est important de dire qu’à 3800 mètres d’altitude, on a beau être sur un lac, le soleil tape quand même.

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Jour 48 – Cusco et le Monde

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Un bruit de spray. Je me retourne mais il est déjà trop tard. Une mousse blanche recouvre mon sac à dos. Eugenia a eu moins de chance si l’on en juge par sa joue gauche recouverte de la même mousse. Contrairement à la France, le Carnaval est fêté dans toute l’Amérique Latine. Celui de Pisac, à 45 minutes de Cusco, est relativement connu pour ses danses traditionnelles. Alors que certaines villes le fêtent plus que d’autres, il est une choses qui ne change pas : le Carnaval est le jour des enfants. Ils prennent donc un malin plaisir à vous mouiller et vous asperger de mousse.

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Cusco est une ville agréable, touristique, colonialement jolie et jeune. Mais son attrait principal est évidemment sa proximité avec le site le plus visité d’Amérique du Sud, j’ai nommé le Machu Picchu. Loki est une chaîne d’hôtels destinés aux backpackers et cela se voit : tout le monde parle anglais, internet gratuit, bar-restaurant à disposition, dortoires confortables et propres. C’est simple, Loki est l’HÔTEL de Cusco. Pour preuve, j’y ai retrouvé une dizaine de personnes rencontrées précédemment au Pérou et en Equateur. J’ai également croisé plusieurs connaissances au Machu Picchu.

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Mon « voyage » de deux jours au Machu Picchu compte parmi les expériences fortes de ce voyage. Le billet de train Cusco – Aguas Calientes aller-retour coûtant plus de 100 dollards, j’ai décidé de prendre le chemin alternatif. Après six heure de bus jusqu’à Santa Maria, nous prenons un combi jusqu’à un barrage hydro-électrique. De là, s’en suivent 2h30 de marche de nuit et sous la pluie, à suivre le chemin de fer. C’est donc trempés mais ravis que nous arrivons à Aguas Calientes, la « ville du Machu Picchu », située à 20 minutes en bus du site inca. Je tiens à rassurer les vieux : ce n’était pas dangeureux. Enfin, presque pas.

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Même sous un brouillard épais, une légère pluie et des hordes de touristes, le Machu Picchu reste un endroit particulier, presque magique. Malgré la courte et unique apparition du soleil (30 minutes), la matinée au Machu Picchu fût un grand moment, même si les photos ne le montrent pas vraiment. Le retour à Cusco fût plus tranquille et rapide que l’aller : deux heures de train et deux heures de bus furent suffisantes pour retourner à Cusco.

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Jour 43 – Colca Cañon

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Il pleut. L’herbe est glissante. Je suis trempé. Je cours et fais une passe à Shane qui me relance le ballon en pleine course. Le une-deux est passé. Je dévie le ballon qui passe entre les deux pierres sans que le goal ne l’atteigne. J’ai perdu un poumon mais ça fait 4-0. Mais je suis allé trop vite. Revenons donc en arrière de deux jours, à Arequipa pour être plus précis.

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Deuxième ville du Pérou, Arequipa est également la plus chère. Après avoir parlé politique en espagnol avec des allemands et visité le monastère Santa Catalina, je me couche fatigué, pensant déjà au lever prévu pour 3h15… C’est donc la bouche pâteuse et les yeux à peine réveillés que je m’assoie dans le bus. Il est 4h00. « Salut », « Salut », « Cedric », « Shane », « Je crois que je vais dormir », « Pas mieux ». Ce sont deux heures plus tard que j’ouvre les yeux sur un paysage de hauts plateaux, tantôt marécageux tantôt rocailleux. Quelques lamas lèvent la tête pour voir notre bus passer; ou l’inverse.

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Le trek fût plaisant et le groupe sympathique. Malheureusement, la flemme et la pluie font que les seules photos potables ne sont pas des paysages mais des gens. Ce petit périple de trois jours se termine en  chaleur dans les eaux thermales de Chivay.

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Jour 39 – Sand is Fun

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Lonely Planet décrit Huacachina comme un lieu de villégiature pour l’élite péruvienne mais également comme un paradis festif pour backpackers. Vu les prix pratiqués, le nombre d’étrangers et la boîte de nuit dans l`hôtel, je ne dirai pas le contraire.

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C’est donc après pratiquement deux jours de voyage en bus que j’arrive le dos plus que mouillé à Casa de Arena. Mon premier réflexe est donc de plonger dans la piscine. La journée se termine tranquillement après avoir englouti une assiette trop copieuse de pâtes Huacachina, un verre de vin de la région et quelques verres de Pisco.

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Malgré un genou écorché et des yeux ensablés, c’est avec une joie intense et une fatigue toute aussi grande que nous retournons à l’hôtel. Ces deux heures de buggy et de sandboard dans les dunes péruviennes sont à jamais gravées dans ma petite tête. Evidemment, je n’avais plus de batterie donc les photos de cet après-midi restent à récupérer auprès de mes collègues de buggy. Après deux jours de farniente, il est temps de partir pour Arequipa et son Colca Cañon.

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