Jour 21 – Adieu Mexique

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Contrairement à la plupart des villes mexicaines, Guanajuato n’a pas été dessinée à la règle. En effet, il est facile, agréable et conseillé de se perdre dans ses rues tortueuses. Il n’existe aucune rue droite et encore moins parallèle. Pour compliquer les choses, une même rue peut changer jusqu’à quatre fois de nom. Avec ses maisons colorées, ses superbes bâtiments coloniaux parfaitement conservés, ses belles petites églises et ses musées, Guanajuato est une ville à visiter. Son université étant l’une des meilleures du pays, cette ville estudiantine est joviale et animée. La ville étant géniale, il est normal que les gens rencontrés le soient également. C’est donc en compagnie de l’Allemagne, de l’Angleterre, des USA et des Pays-Bas que j’ai vécu Guanajuato, de jour comme de nuit. La ville m’a tellement plu que je suis allé faire un petit tour à l’université…

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Si je devais faire un petit classement des villes visitées, cela donnerait :

  1. Guanajuato
  2. Oaxaca
  3. Mexico
  4. Palenque et alentours
  5. San Cristobal de Las Casas
  6. Guadalajara

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Finissant cet article assis sur la terrasse de l’hotel à Mexico, un mini-feu d’artifice illumine le ciel. Dans un élan d’orgueil, je me mets à penser que c’est pour me dire au revoir. La fatigue venant, je finis par le croire.

Hasta luego Mexico.

Hola Ecuador.

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Jour 18 – Gentil comme un mexicain

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Comme la majorité des passagers du vol Mexico – Guadalajara, mon voisin de droite porte des chaussures noires cirées à la perfection et le dernier costume Hugo Boss à la mode. Sous sa veste, sa chemise bleue claire est assortie à sa cravate bleue marine et ses cheveux tirés en arrière sont parfaitement gominés. Guadalajara, deuxième ville du pays, est clairement orientée business. J’observe du coin de l’oeil le visage de mon voisin : une longue cicatrice entaille sa joue gauche. Fine et claire, elle est plus ou moins visible selon la lumière. Business et narco-trafic m’ont l’air de faire bon ménage à Guadalajara (les clichés aussi).

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Le restaurant du cousin est sympa, on y mange bien et ça marche plutôt pas mal. Les nouveaux projets en sont la preuve. La vie est donc belle pour la famille sous le chaud soleil d’hiver de Guadalajara. D’ailleurs, à part le soleil, rien ne m’a vraiment attiré dans cette ville. A part une poignée de bâtiments regroupés dans le centre, Guadalajara est moderne et industrielle (oui, moche). De ce que j’ai compris, dans les années 70, le gouvernement a détruit de nombreux bâtiments anciens (dont certains haussmaniens) afin de construire des bureaux administratifs. Bref, Guadalajara ne vaut le coup que pour son restaurant Le Cabernet et l’Hospice Cabañas.

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Quartier de Providencia, 10h du matin, à la recherche d’un cyber café. Je me renseigne auprès de deux jeunes. Elles n’en savent pas plus que les personnes interrogées précédemment mais proposent de m’amener en voiture au cyber café le plus proche. Lorsque je m’assois pour vérifier mes emails, il est 18h. Entre temps, Maria, Margarita et un ami m’ont amené au marché et m’ont fait visiter le centre ville. Les mexicains ne sont pas gentils, ils sont adorables.

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Jour 15 – Plein les yeux

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Certes, ça fait trois jours que je me lève à 5h30 et demain fera le 4ème car je me rends à Guadalajara. Mais ce n’est pas intéressant. Le fait que Peru, Gracia, Karen et Alejandro sont des gens super sympas ne l’est pas vraiment plus. Ce qui est intéressant c’est ce que j’ai vu. Ce que j’ai vu est beau. Ce que j’ai vu, je l’ai (beaucoup) pris en photos. En vrac, il y a Agua Azul, Misol Ha, Palenque, Yaxchilan et Bonampak.

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Jour 13 – Fuir à tout prix

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J’ai le bout du nez froid à cause de la climatisation et le dos qui transpire. Le bus qui va d’Oaxaca à Tuxla Gutierrez file à toute allure sur une route me rappelant celle d’Isola, en plus sinueuse. Ma destination étant le terminus, les personnes descendant avant peuvent se faire plaisir avec mon sac à dos resté en soute. De plus, Lonely Planet déconseille de voyager de nuit car certains cas de grand banditisme ont été rapportés. Mouais… Il est 21h30 et il me reste 9h de voyage. Le bus ralentit. Passe un dos d’âne, un deuxième, puis un poste de garde avec trois militaires, chacun armé d’un fusil d’assault. Je ferme les yeux. Il vaut mieux dormir.

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San Cristobal de Las Casas est un magnifique ville coloniale d’altitude. Comme partout au Mexique, les gens sont adorables et les bâtiments très jolis. De plus, la ville étant minuscule, il est facile de s’y promener à pied. San Cristobla est un vrai paradis pour touriste. C’est pour ça que je déteste cette ville. Elle est infestée de toursites. Pire, la plupart sont de vieux français voyageant par groupes de 30 (il y a aussi des italiens). C’est simple : il y a plus d’étrangers sur la place centrale que de mexicains. Le froid est le deuxième et dernier point faible de San Cristobal. Pour rester poli, je dirais qu’on se les pèle grave.

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Alors que je me dirigeais vers ma posada (auberge), une musique familière me fait tendre l’oreille. Cinq mots parviennent à mon cerveau : « … c’est le prénom de Raphael.. ». C’est décidé, je m’en vais demain matin à la première heure.

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Jour 11 – Oaxaca brûle

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22h00, arrivée à Oaxaca après avoir vu le film « Crash ». 22h30, Cuba Libre (oui, avec du Coca) dans un bar à 2 rues de l’hotel, en compagnie d’Alma, Thomas, Cedric (oui, un autre), Fatima et Rafael, respectivement irelandaise, autrichien, américain (et non français) et argentins. Comme on dit chez nous : bienvenue à Oaxaca. Capitale de l’état du même nom, Oaxaca est paisible et festive à la fois. Ce n’est donc pas par hasard que les étrangers voulant apprendre l’espagnol au Mexique s’y pressent sans réfléchir. Trop penser n’est d’ailleurs pas la meilleure façon d’apprécier la ville. En effet, il faut se laisser porter par l’ambiance et les alentours d’Oaxaca, petit paradis pour touristes : ballade dans les rues (souvent piétonnes) d’Oaxaca, visite des ruines de Mitla ou de Monte Alban, dégustation d’hamburguesa mexicain des vendeurs ambulants, errance dans les marchés labyrinthesques (oui, ça se dit en… ça se dit), etc… En fait, pour apprécier la région d’Oaxaca, il faudrait y rester une bonne semaine.

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Bon, tout ce blabla pour dire qu’Oaxaca m’a beaucoup plu malgré mon premier coup de soleil (Garnier Ambre Solaire n’a pas suffi face au 26ºC hivernaux d’Oaxaca). En parlant de brûlures, je vous conseille de faire attention à l’eau chaude : ça brûle la langue. Ben oui, il me fallait un handicap : manger un piment mexicain  avec une langue en bon état, c’est tellement petit joueur… Sinon, aucun rapport, mais j’ai trouvé la solution miracle pour ceux qui ont souvent sommeil et/ou veulent perdre du poids. Ca s’apelle le maté. Ca a beau ressembler à un ustensil de drogué, c’est excellent, ça coupe la faim (un moment) et les siestes deviennent superflues. Bref, j’en ramènerai un d’Argentine.

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Sinon, en vrac : le cirque dans un bar c’est encore mieux que sous un chapiteau. Oaxaca est la mecque de l’artisanat mexicain traditionnel mais également  contemporain. On y trouve de tout à des prix variables. Oaxaca est également réputée pour son chocolat (le chocolat brioche est un régal au petit déjeuner). Je pars ce soir pour San Cristóbal de Las Casas où, apparemment, il fait froid jusqu’aux poils de nez. Evidemment, je ne quitte pas Oaxaca sans avoir goûté aux chapulines.

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Jour 8 – Antique et technologique

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Après avoir visité 0.3% de Mexico en 2 jours et pris pas mal de photos, je me rends compte que j’ai pris le mauvais chargeur pour mon Bridge Sony (oui, je sais…). Dans l’après-midi, je pars donc à la recherche d’un chargeur. 1350 pesos (75€) est le meilleur prix proposé par les magasins recommandés par l’hôtel.  Je trouve ça bien cher et le fais savoir aux vendeurs. L’un d’entre eux me dit d’essayer la rue « Salvador » non loin de là car c’est plus « économique ». 7 rues et 15 minutes plus tard j’ai dans mon sac exactement le même chargeur que vu précédemment. La seule différence vient du prix : 390 pesos (20€). Comme quoi, il y a de tout à Mexico.

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Sinon, dans la matinée, j’ai pris plein de photos de Teotihuacan avec mon Sony car je ne suis qu’à moitié nul : j’avais une deuxième batterie. Teotihuacan était la capitale de la Mésoamérique avant que ne soit fondée Tenochtitlan, autrement dit Mexico. Bien que moins prestigieuses que celles de Palenque, les Pyramides du Soleil et de la Lune de Teotihuacan sont bien sympas et ultra-touristiques. Teotihuacan est un passage obligé pour tous ceux passant par Mexico; tout comme le marché « artisanal » de cuidadela l’est pour les cadeaux de dernière minute (oui, j’ai acheté quelque chose, mais seulement pour moi). La soirée de cette journée bien remplie s’est passée en compagnie d´Alysson et Marc. Ils ne sont pas Mexicains mais ils sont très gentils quand-même.

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Bon, je crois que mon linge est sec. Je pars dans l´après-midi pour Puebla ou Oaxaca, je ne suis pas encore sûr.


Jour 7 – A Mexico…

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  • je ne me suis jamais senti en danger
  • ce qui fait le plus peur, c’est la police
  • les gens sont aimables, serviables et chaleureux (plus que dans n’importe quel pays que j’ai visité jusqu’à maintenant)
  • le ciel est blanc (ni bleu, ni gris)
  • la température est agréable et la pollution moindre en cette saison
  • on peut tout acheter dans la rue ou le métro (des CDs, des rasoirs ou de la colle)
  • tout est penché (en 100 ans, Mexico s´est enfoncée de 10 m)
  • le musée d´anthropologie regroupe tout ce qu´on peut imaginer de culture Maya, Aztec et autres
  • le métro est le moins cher du monde : 0.10€ le ticket
  • La Merced est le quartier le plus dangereux (fait de nuit en taxi)
  • le sport national est génial (viva la Lucha Libre)
  • un taco coute 0.30€ et peut brûler la langue
  • le mojito coute 4€ (dans les endroits chers)
  • le Mezcal, c´est fort et pas bon
  • il y a 1 chien et 2 scooters
  • les bâtiments sont beaux, grands et souvent sales
  • il fait bon vivre et j´y repasse dans environ une dizaine de jours

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