Asia 101 – Ecouter pousser le riz

Entre Don Det et Don Kon // Sud du Laos

Terry m’avait expliqé que pendant la période indochinoise, les français avaient l’habitude de dire que lorsque les vietnamiens plantaient du riz, les cambodgiens les regardaient faire et les laotiens écouter le riz pousser. Petite blagounette pour dire que les cambandgiens étaient des flemmards et les laotiens de gros branleurs. Et cela était d’autant plus vrai à Don Det, la plus touristique des 4000 îles éparpillées sur le Mékong, à l’extrême sud du Laos. A part d »originales chutes d’eau sur l’île d’en face, il n’y avait pas grand chose à faire. Certes, je lisais de bons bouquins mais après 3 jours, j’avais l’impression de perdre du temps. Pour info, j’apprenais plus tard que Don Khong était plus intéressante et moins touristique que Don Det.

Intérieurement, il bouillonnait. L’officier chargé des visas à la frontière Veun Kham – Dom Kralor se retenait de les enfermer dans une cabane. Le pauvre, il fallait le comprendre : le monde changeait et il avait du mal à s’habituer. Si on lui posait la question, il répondrait qu’à l’époque (3 ans plus tôt), les touristes devaient verser en moyenne $15 de bakchich (en plus du prix du visa) pour passer la frontière. Et ils le faisaient car ils n’avaient pas le choix. Mais maintenant, avec l’afflux massif de voyageurs empruntant cette route, il devait se contenter de $3 de « frais de passage ». Et cela marchait plutôt bien car les personnes payaient ce léger surplus. Mais voilà que ces 3 espagnols le contestaient haut et fort. L’officier trouvait cela scandaleux mais bon, à ce que l’on lui avait expliqué, c’était l’effet de la globalisation.

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis un adepte du pyjama (voyages exclus). Pour les autres, vous venez d’apprendre quelque chose. Donc rien de surprenant à ce que j’adore le style vestimentaire des cambodgiens. Oui, les khmers se promènent en pyjama, toute la journée. Ils sont peut-être légèrement plus bosseurs que les laotiens, mais ce sont quand même de vrais flemmards. Bref, cela m’a bien fait rire, tout comme le fait d’aller voir les dauphins, enfin quelques centimères de leur peau pour être plus précis. Et comme c’était coutume depuis 2 semaines environ, mes pieds étaient marrons; non pas à cause du bronzage (vous savez que je ne bronze pas) mais à cause de la poussière que je ramassais en conduisant mon scooter.

Gardien du Wat // Don Kon, Laos

Pont instable // Don Kon

Nostalgie // Paradise Guesthouse, Don Det

Principale activité de l'île // Don Det

Coucher de soleil du hamac // Don Det

Coucher de soleil du pont // Don Det

Trouvez les 4 personnes ne portant pas de pyjama // Kratie, Cambodge

Après avoir "vu" les dauphins // Kampi, Cambodge

Saler avant de faire cuire // Kampi

Petite fille vive d'esprit (vraiment) // Kampi

Visionnage des clichés // Kampi

Râté // Kampi

Futur Brad Pitt // Sur la route de Kratie

Devinez sa nationalité // Petit village sur la route de Kratie

Trop de nuages pour un un beau coucher de soleil // Kratie

... mais c'est quand même pas mal // Kratie


Asia 96 – Sabaidee dans la poussière

Dans un temple // Vientiane, Laos

C’était ulta simple. D’autres penseraient insignifiant. Perso, je trouvais cela génial d’un point de vue marketing. Les oeufs au plat du Mixay Hostel avaient la forme d’un coeur. Détail tout con mais qui à tous les coups était répété par les voyageurs lorsqu’ils recommendaient cet hostel à d’autres. Mais cela ne suffisait pas à en faire un bon produit. C’est pourquoi le petit déjeuner du Mixay était le plus garni de tous ceux que j’avais eu l’occasion d’engloutir : toasts, oeufs, poulet au curry, sweet and sour, flan banane au sticky rice et banane. Cela était sans compter le quatre quarts à la noix de coco et les muffins aux fruits rouges de l’après-midi. En clair, c’était la seule chose intéressante à Vientiane. Comble du bonheur (oui, il en faut parfois peu), le petit déjeuner était inclus dans le prix de la chambre. Et comme cela était devenu coutume, mon bref arrêt dans la capitale laotienne était ponctuait d’une excellente rencontre, allemande cette fois-ci.

Trajet Vientiane – Pakse. Je n’en revenais pas. J’étais dans un bus avec de vrais lits ! Et quelle convivialité de partager un lit étroit avec un laotien (marié, deux enfants). Bon, comme rien ne pouvait être parfait, la couette fournie était chaude, le matelas confortable, les toilettes efficaces et la musique s’arrêtait à 21:30. J’imagine que tous les bus ne pouvaient pas avoir le charme du sleeping bus Luang Prabang – Vientiane, que je recommande chaudement pour son authenticité.

La nuit était presque tombée. Le réservoir de mon scooter était presque vide. Les rares villageois ne parlaient pas un mot d’anglais et mon laos primaire ne m’était d’aucune utilité. J’avais perdu Terry depuis environ 15 Km et bien évidemment, c’était lui qui avait la carte. Et bien que je savais qu’il restait environ une soixantaine de kilomètres de route caillassée, sillonée et sinueuse, je n’avais aucune idée où j’étais. La seule chose que je savais, c’était que je ne pouvais pas arriver à Paksong dans ces conditions. Je décidais donc de faire demi-tour. Cela n’était pas facile mais après discussions, une famille du village 52 m’ouvrait ses portes, contre petite rétribution. Et comme les histoires finissent souvent bien, Terry apparaissait sur le pas de la porte deux heures plus tard.

Lui m'avait l'air particulièrement "heureux" // Vientiane

Arc de Triomphe laotien // Vientiane

17:30 // Vientiane

... mais dans le salon ça va. // Mixay Guest House, Vientiane

Je n'avais pas remarqué son bras au premier coup d'oeil // Vientiane

Un vrai lit !!! // Trajet Vientiane - Pakse

Dutchie vs Thai // Bateau pour Champasak, Thailande

Tout en grâce // Champasak

Panorama (cliquez sur l'image) // Champasak

Bébé Water Buffalo // Champasak

Première d'une longue série de cascades // Boloven Plateau, autour de Pakse, Thailande

La deuxième // Tad Lo, Boloven

Entraide // Boloven

"Scenic Route" comme disent les guides // Boloven

Pas loin de la 3ème chute // Boloven

Sur la route de Paksong, environ une heure avant que la nuit tombe // Boloven

Guesthouse improvisée (plus grande maison du village) // Village 52, Boloven

Les points oranges en haut de la chute sont des bonzes // Boloven


Asia 90 – A la vitesse du Mékong

Scène typique sur le Slow Boat // Sur le Mékong au Laos

Le groupe s’était dissous. Finies la fête et la glandouille. J’étais de retour sur la piste du voyage, constamment en mouvement… Sauf que là, sur le slow boat, le mouvement était restreint à l’aller-retour entre ma place et les toilettes. J’observais la flemmingite aïgue doucement contaminer l’intégralité du bateau. Détail amusant et inutile : au moins quatre personnes lisaient L’Alchemiste (moi inclus). Les deux jours de trajet sur le Mékong à destination de Luang Prabang étaient à l’image de cet article : plutôt vides.

Avant d’arriver au laos, j’étais perplexe lorsque l’on me disait qu’en ex-Indochine, les gens parlaient français. Et là, devant moi, le petit vieux de la guesthouse s’exprimait dans la langue de Molière avec un accent presque parfait. Plus tard dans l’après-midi, je me retrouvais en train de discuter, toujours en français, avec un jeune bonze de 19 ans, pendant que son acolyte était scotché à son téléphone portable. Plus de 50 ans après l’indépendance du Laos, le pays portait encore les traces de la colonisation. Ce sentiment était renforcé par certains bâtiments ayant gardés l’empreinte architecturale de l’époque coloniale ainsi que la plupart des édifices gouvernementaux, dont le nom était pratiquement toujours traduit en français. Et pour convaincre les plus dubitatifs, au Laos, il est possible d’avoir une vraie baguette remplie de vrai Nutella ! Certes, la pâte à tartiner est d’origine italienne. Mais bon, on s’en fout un peu.

Après Agua Azul au Mexique et Erawan Falls en Thailande, je croyais avoir tout vu. C’était donc sur le cul et la bouche ouverte que j’appréciais l’eau crystaline de Tad Sae, à 30 minutes de Luand Prabang. En plus d’être les plus belles mini-cascades à l’eau bleue et transparente que j’avais visité, c’étaient également les plus facile d’accès et les meilleures pour la baignade. Flottant à la surface d’une des « piscines », un sourire égayait mon visage. Je réalisais alors que quelque part dans le monde, il existait encore mieux que Tad Sae. Et rien ne m’empêchait d’y plonger.

Pour expliquer la gentillesse des laotiens, rien ne vaut un bon exemple. Il était 3:30 du matin et le couvre-feu national de minuit signifiait qu’il n’y avait personne dans la rue. Cela expliquait également pourquoi ma guesthouse était fermée, fait que j’avais complètement oublié alors que réalisais un de mes pires scores au bowling. Je me trouvais donc à genou, en train d’essayer d’ouvrir la porte avec une minibrique tetrapack de chocolat au lait. Mais j’avais dû râter trop d’épisodes de MacGyver et me résignais donc à frapper à la porte. Cette dernière n’était même pas encore ouverte que je m’excusais déjà au vieux propriétaire que je réveillais au milieu de sa nuit (minuit – 5:30). Et alors que certains auraient tiré la tronche (moi le premier), lui me souriait le plus simplement du monde en répétant « pas de problème, pas de problème ». Les laotiens n’étaient pas gentils. Ils étaient adorables.

Pensive // Mékong, Laos

Arrêt aux stands // Sur le Mékong

Se bronzer le dessous des pieds // Sur le Mékong

Night Market // Luang Prabang, Laos

Vue de la chambre, tout en texture // Luang Prabang

En revenant du marché // Luang Prabang

Méditation // Luang Prabang

Je me baladais, sur l'avenue, ... // Luang Prabang

RIen à ajouter // Tad Sae, Laos

Il n'y a pas d'âge pour faire trempette // Tad Sae

Toujours se protéger // Luang Prabang

Vendeuse de lanternes papier // Night Market, Luang Prabang

Offrandes matinales aux moines // Luang Prabang