Asia 128 – Tokyo pour la fin

Bienvenue à Tokyo // Tokyo, Japon

Magique, féérique, poétique… Ce musée ne se visitait pas, il se ressentait. D’ailleurs, les centaines d’enfants se pressant contre les vitres et courant de partout renforçaient l’ambiance si particulière du lieu. Le musée du Studio Ghibli ressemblait à une grosse maison chaleureuse pleine de peluches. Et puis le court métrage exclusif au musée sur l’univers de Totoro m’avait transporté. C’était décidé : dès que je rentre en France je m’organise une soirée Ghibli accompagnée d’un grand bol de chocolat chaud.

Je voulais y rester au moins 5 minutes mais un éclair de doute me traversait l’esprit : j’étais seul dans la pièce et je transpirais à grosses gouttes. Mais ce qui me préoccupait le plus c’était le fait que mes muscles commençaient à se tétaniser. Ecoutant plus ma logique que ma témérité, je décidais de sortir du bain. Ma peau était rouge, comme après un coup de soleil. Je ne savais pas à quelle température était l’eau mais elle était bien plus chaude que celle du bain à 40°C. C’est donc en mode écrevisse que je me jetais des bols d’eau froide sur le corps. Et là, en sortant du sento, l’erreur. Le japonais en train de se déshabiller me dévisageait. Il n’était pas choqué parce que j’étais à poil ou écarlate. Non, il était offusqué car j’avais oublié ma serviette dans le casier et que je gouttais sur le sol du vestiaire. Je croyais qu’il allait sortir un katana et me couper un bras. Il s’est contenté de me mépriser avant de rentrer dans le bain.

Il était 8:05 et 1 seconde lorsque la voix du chef de station s’élevait pour s’excuser du retard du métro qui devait arriver à 8:05. 42 secondes plus tard, soit 8:05 et 43 secondes, le métro arrivait. Malgré deux semaines passées au Japon, la précision, la politesse et la qualité du service fourni aux clients m’impressionnaient toujours. Après avoir utilisé des dizaines de bus, trains et métros, je n’avais pas eu l’occasion de subir un seul retard en 16 jours. Le Japon était un pays organisé, c’était un fait. C’est pourquoi les nombreux paradoxes étaient surprenants : de nombreuses rues n’avaient pas de nom, même à Tokyo; bien que polis, les japonais rentraient dans le métro ou le train avant de laisser sortir les gens; bien qu’étant extrêmement déplacé d’extérioriser ses sentiments et de se faire remarquer, il était très courant de voir des businessmen complètement torchés à 20:00, titubant dans la rue avant de s’écraser la face contre le sol. Mais tous ces petits détails inexplicables ne faisaient que rajouter de la profondeur au pays, en le rendant plus humain.

Alors que l’escalator m’emmenait doucement vers l’immigration, je passais sous un panneau « We hope to see you again ». Je remontais à contre sens afin de relire l’inscription et c’est avec un petit pincement coeur que je lui répondais mentalement : je reviendrai, c’est promis.

Anna pas contente // Tokyo

Balade à Shibuya // Tokyo

Cerisiers en fleur // Tokyo

Il n'est pas mort. Il a seulement déménagé. // Tokyo

Surprise ! // Tokyo

Au Japon, il est interdit de fumer dans la rue // Tokyo

Plutôt ressemblant // Tokyo

Friendship Bracelet // Tokyo

Obi-Wan Kenobi était japonais // Tokyo

Immeuble à Shinjuku // Tokyo

Metropolitan Government Building // Tokyo

Tokyo by night // Japon

Uogashi nihon-ishi : sushis au meilleur rapport qualité prix // Tokyo

Attente // Tokyo

Le cosplay me tourne le dos // Tokyo

Sacrée Alice // Tokyo

Solitaire // Musée Ghibli, Mitaka

Apparemment, lui il s'en foutait // Tokyo

Shibuya avant l'invasion // Tokyo

Soirée à Shinjuku // Tokyo

Akihabara // Tokyo

Au-dessus de la Sibérie // Dans l'avion de retour


Asia 122 – Sentiments au Japon

Première journée artistique à Kyoto // Japon

Anna, Fumi, ses amis et moi accélérions le pas. Nous nous retournions une dernière fois avant de disparaître au coin de la rue alors que la tenancière de l’Izakaya était toujours pliée en deux; et cela faisait déjà 20 secondes. Nous étions vraiment mal à l’aise par cette profonde politesse, c’est pourquoi nous voulions être rapidement hors de vue afin qu’elle puisse se redresser. Elle nous remerciait le plus sincèrement et poliment possible alors que c’était nous qui avions envie de nous prosterner devant elle tellement sa cuisine avait été délicieuse. Les sashimis tout spécialement étaient les meilleurs jamais testés par mes papilles. J’avais déjà eu l’occasion d’apprécier la politesse japonaise, mais là c’était différent. C’était une chose que l’on rencontre très rarement de nos jours, au point que l’on ne sait pas trop comment réagir lorsque cela nous arrive. C’était plus que de la politesse. C’était du respect.

Je fermais les yeux et réfléchissais vraiment. Qu’est-ce que je pouvais bien vouloir ? Ma famille n’était ni mal en point ni dans le manque; ma jeunesse collégienne, lycéenne et universitaire ont été magnifiques; je pouvais me targuer d’avoir des amis dans le monde entier; j’étais en bonne santé; et j’étais actuellement en voyage autour du monde. Non vraiment, je ne pouvais pas me plaindre ni demander quoi que ce soit. J’étais déjà trop gâté. Alors je me mettais à penser à tous ceux qui n’avaient pas ma chance et je voulais vraiment qu’ils puissent connaître le même bonheur que moi. Mais comment l’exprimer en une phrase ? J’étais donc là, devant ma tuile, à essayer de formuler un voeux. Je trouvais l’idée vraiment excellente de pouvoir acheter une tuile afin de participer à la conservation du temple Todaiji. Et en même temps, vu que c’était un endroit religieux, on pouvait y écrire un souhait afin qu’il se réalise. Puis tout d’un coup, j’avais trouvé ! Que fait-on lorsque l’on est heureux ? On sourit. Et c’est vraiment tout ce que je pouvais souhaiter à tous ceux qui n’avaient pas ma chance : la possibilité de sourire.

L’aquarium d’Osaka était de classe mondiale et cela se voyait. Comment ne pas lancer un « trop mignon » devant les loutres, sourire en voyant les pingouins se déplacer ou essayer de caresser un requin baleine à travers la vitre. Bref, j’étais émerveillé comme un gosse et je n’étais pas le seul. En regardant autour de moi, je pouvais voir des étoiles briller dans les yeux de la marmaille environnante, mais également chez les moins jeunes. Une fois passée la porte du Kaiyukan, tout le monde était retombé en enfance, oubliant pour une heure ou deux  la grisaille du monde.

Japon gris // Kyoto

Tradition et modernisme // Kyoto

Jardin japonais // Kenninji temple, Kyoto

Autre jardin japonais // Kenninji Zen Temple

Twin dragons // Kenninji Zen Temple

Belle couleur // Supermarché, Kyoto

Un français à Kyoto // Japon

De loin le meilleur Izakaya (et le plus cher) // Kyoto

Les biomans étaient en train de faire les courses // Kyoto

Etudiants d'art japonais en pleine fresques // Museum of Modern Art of Kyoto

Vraiment trop cool // Kyoto

Tapis d'automne // Dans le parc du palais impérial, Kyoto

Tâcheté // Kyoto

En se baladant dans le parc // Kyoto

Fragile, éphémère et magique // Kyoto

Golden Pavillon // Kinkakuji Temple, Kyoto

En montant vers Kiyomizu // Kyoto

Souvenirs de Kiyomizu // Kyoto

Journée musée au collège // Kiyomizu temple

DJ Koisuke // Chez Fumi, Kyoto

Kyoto Tower en réflexion // Kyoto

Kyoto dans le flou // Japon

Kyoto électrique // japon

Nabemono maison // Chez Fumi, Kyoto

Les japonais aiment les jardins // Sanjusangen, Kyoto

Avant que la nuit ne tombe // Kyoto

Merci Fumi // Kyoto

DTC // Nara

Todaiji temple // Nara

Couleurs subtiles // Todaiji, Nara

Sale écriture // Todaiji

Un ange à l'aquarium // Kaiyukan, Osaka

Pingouin sans tête // Kaiyukan

Comme dans un rêve // Kaiyukan, Osaka

Entre deux mondes // Kaiyukan

Château d'Osaka // Japon

Takuyakis délicieux // Osaka

Osaka de nuit // Japon


Asia 116 – Ooooohhh !!!

Arrivée glagla // Fukuoka, Japon

Il peut être grave et long; court et montant; aspiré ou atténué; invonlontaire; marquant généralement la surprise ou l’étonnement. Je le soupçonne d’être parfois utilisé juste pour le fun. Il est pratiqué par les hommes, les femmes et les enfants sans exception et s’applique à littéralement tout et n’importe quoi. Je crois sincèrement que les japonais seraient malheureux si on leur interdisait d’utiliser cette voyelle. Je parle évidemment du son « o » (ou haut ou eau ou au).

> C’est le premier bruit m’ayant accuelli au Japon lorsque les agents d’immigration avaient ouvert mon passport.
> C’est le bruit que l’officier répétait après chaque pays que je mentionnais ou lorsqu’il découvrait un manga dans mon sac (après l’avoir poliment et méticuleusement fouillé)
> C’est le bruit émis à chaque fois que je disais être français ou après avoir sorti un mot en japonais (tout de suite suivi d’un « vous parlez japonais?!? »)
> C’est le bruit que j’entendais après leur avoir dit que j’avais déjà mangé du cheval et qu’ils découvraient que je savais utiliser des baguettes
> C’est le bruit que j’avais en réponse lorsque je leur demandais si je pouvais les prendre en photo
> Et j’en oublie les trois quarts, notamment ceux qui sortaient de ma bouche chaque jour alors que je découvrais le Japon.

Je souriais la bouche pleine. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Le goût était particulier dans le bon sens du terme; unique et indescriptible. Les nouilles étaient cuites à la perfection et le porc fondait dans la bouche. Je pense que pour mon premier dîner au Japon, il était difficile de faire mieux que ces Ramen. Plus tard, j’apprenais qu’il était même impossible de faire mieux car c’était un plat typique de la région d’Hakata et que ce restaurant était un des plus réputés de Fukuoka. Et le plus impressionant vient du fait que malgré avoir commencé par le meilleur plat possible, mes expériences culinaires futures n’allaient jamais me décevoir, bien au contraire…

Ils étaient des centaines en jupes, shorts et pantalons. Bleu foncé, bleu marine, noir, blanc et gris étaient les seules couleurs. Les coupes de vêtement variaient peu. Ils rigolaient, criaient, se poussaient, couraient et m’observaient du coin de l’oeil. C’était jour des écoles et le musée était rempli de collégiens. Comme depuis mon arrivée au Japon, je souriais. Je souriais car l’endroit semblait vivant, animé d’une énergie nouvelle. Ce qui était plaisant dans un lieu relatant une partie si sombre de l’histoire japonaise. En sortant du Atomic Bomb Museum de Nagasaki, j’entendais un « allo ». Je me retournais pour voir une cinquantaine de jeunes filles en fleur (et en mini-jupes). Je souriais encore et lançais un « hello », ce qui soulevait une vague de rires et de gloussements comme on le voyait seulement à la TV lorsque Brad Pitt et autres Robert Pattinson (merci google) signaient des autographes à leurs groupies. Alors que mes jeunes fans s’éloignaient, je pensais tout haut ce que je ressentais depuis 3 jours : j’aimais le Japon.

Kamen Rider // Fukuoka

Couleurs automnales // Fukuoka

Concours tshirt 1 // Fukuoka

Concours tshirt 2 // Fukuoka

Deuxième jour au Japon et déjà star // Fukuoka

Meilleures ramens de l'univers // Fukuoka

Wasabiiii // Nagasaki, Japon

Dans le musée // Nagasaki

Architecture japonaise // Musée de la bombe atomique, Nagasaki

Peinard dans le parc // Nagasaki

Statue de la paix // Nagasaki

Cimetière japonais // Nagasaki

Joie de geek // Nagasaki

Nagasaki by Night // Japon

Le pont lunettes // Nagasaki