Asia 36 – Le Bali touristique

Heureusement que cest la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Heureusement que c'est la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Avant d’arriver à Bali, Flores nous réservait encore une incroyable aventure : 36h de ferry entre Labuan Bajo et Bali. Nous étions le 19 Septembre et c’était le dernier ferry avant l’Aïd el-Fitr (fin du Ramadan). Il n’y avait donc rien de surprenant à ce que le navire de 1009 places contenait plus de 2000 personnes. Cela signifie que les les gens dormaient de partout : dans les couloirs, sur le pont, dans les escaliers, à l’extérieur du bateau, etc… Et nous aussi ! Mais la meilleure partie du voyage vint sans conteste du fait que sur les 2000 passagers, nous étions les quatre seuls blancs. Autant dire que nous attirions l’attention. Et qui dit Indonésie, dit forcément bonnes intentions. Il nous était impossible de marcher plus de 20 secondes sans se voir offrir à manger, à boire, des conseils ou simplement un sourire, accompagné du maintenant classique hello mister. Je me suis même endormi lors d’un massage balinais, gracieusement offert par le sosie indonésien de Bruce Lee; et me suis réveillé en plein milieu d’un cercle dont j’étais le centre, formé par une foule d’indonésiens, amusés et curieux du touriste blanc; voir anormalement blanc en ce qui me concerne.

Kuta représente le type même de l’endroit que je déteste. C’est une station balnéaire remplie d’australiens et autres blancs, seulement intéressés par leur look et faire la fête. J’avais beau me plaindre, j’étais le premier à avoir profité du confort et de l’ambiance nocturne proposés par Kuta. Et même dans un endroit comme celui-ci, on peut faire de bonnes rencontres.

C’est donc avec soulagement, sous la pluie, de nuit et en scooter que nous nous dirigions vers Ubud. Avec l’aide des locaux, nous arrivions à destination une heure plus tard. Nous avions à peine le temps de descendre du scooter que nous nous retrouvions devant un spectacle magnifique. Certes, cette danse Kecak était organisée exclusivement pour les touristes, mais cela n’enlevait  rien à l’intensité du show. Pendant environ 1h30, deux femmes, un homme et un monstre se sont succédés pour danser autour du chandelier. Ils étaient entourés par une cinquantaine d’hommes assis, chargés de créer l’atmosphère mystique de la danse. Cela consistait en un chant monosyllabique et des mouvements convulsifs et discontinus. Comme la plupart des touristes, j’étais captivé.

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Chillin // Uluwatu, Indonésie

Chillin' // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie


Asia 32 – Flores au parfum d’Arak

Vue du Paradise Bar // Labuan Bajo, Indonésie

Vue du Paradise Bar // Labuan Bajo, Indonésie

Cedric, the bus is here. J’ouvre les yeux, me lève, plonge mon visage dans la douche indonésienne, m’essuie, enfile mon pantacourt et mon t-shirt, ferme mon sac, manque de tomber en le jettant sur mon dos, positionne mon autre sac à dos en position ventrale, ouvre la porte et sort de l’hôtel. Pas de bus. Il est six heures du matin. J’ouvre les yeux puis les referme. Je respire un grand coup, ré-ouvre les yeux et commence à analyser mon environnement : une femme en pyjama sur le seuil de l’hostel en réparation me sourit. Un bruit de klaxon me fait me retourner. Sur le bus est inscrit Bajawa – Ende -Maumere.  Je suis donc à Bajawa, c’est un début.

Je rentre la tête dans le bus. Ça va beaucoup mieux bien que la stabilité de mon estomac reste précaire. Alors que la dame devant moi continue d’arroser la route de son petit déjeuner, la nuit d’hier me revient : après avoir rencontré Francisco (indonésien de 54 ans ayant vécu en Belgique et ressemblant à Maradona au pire de sa forme), nous assistons à un match de volley en plein air (banquiers contre policiers) suivi d’un Arak/Sprite. Puis l’heure du dîner arrive, immédiatement accompagné de Bintangs. Sans vraiment savoir comment, nous nous retrouvons en plein milieu d’une fête familiale. C’est l’anniversaire d’une petite femme de 57 ans et pour cette occasion, toute la famille est réunie; nous inclus. Entre un verre d’Arak et une assiette d’excellente nourriture inconnue, un micro m’est glissé dans la main et toute la famille m’encourage à chanter. L’Arak aidant, j’oublie que le chant ne fait pas partie de mes points forts et c’est devant l’objectif de plusieurs caméras que je me mets à chanter, en indonésien évidemment…

Ma tête et la moitié de mon bras reposent de l’autre côté de la fenêtre du bus. Je somnole, bercé par le balancement et l’air créé par le lent mouvement du véhicule. Hello Mister ! J’ouvre le yeux, souris et lance des Selamat Pagi à la centaine d’écoliers se rendant en cours. Soudain, une main claque la mienne. J’ai à peine le temps d’être surpris qu’une autre main atterrit dans la mienne; puis une troisième, une quatrième et une cinquième. A partir de ce moment, chaque écolier assez proche du bus saute pour me claquer un high five. Je réalise alors deux choses : de un, je suis heureux; et de deux, si on me le demandait, ce moment précis définirait précisément ma notion du voyage.

Evidemment, voyager se sont également des soirées Arak en compagnie de locaux; un lever de soleil du haut du cratère de Kelimutu et ses lacs aux trois couleurs; un marché hebdomadaire de Moni animé par de jeunes et beaucoup moins jeunes femmes, dents rougies et esprits libérés par la Betel Nut; attente d’environ 1h30 pour un Nasi Campur simplifié; ou un trek de trois heures terminé par deux cascades. Mais quelle était la meilleure partie de Flores  Sans hésiter, il y en a deux, répondant aux noms de Carol and Heike. Car après plus de six mois de voyages, on se rend compte que les plus beaux paysages ne sont rien en comparaison des meilleures rencontres.

Green Tree Snake // Paradise Bar, Indonésie

Green Tree Snake // Paradise Bar, Indonésie

Nouvelle coupe // Labuan Bajo, Indonésie

Nouvelle coupe // Labuan Bajo, Indonésie

Rue principale de Labuan Bajo // Flores, Indonésie

Rue principale de Labuan Bajo // Flores, Indonésie

Tu sais, jai plein de choses à te dire // Labuan Bajo, Indonésie

Tu sais, j'ai plein de choses à te dire // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 1 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 1 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 2 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 2 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Cest lheure de rentrer les gars ! // Labuan Bajo, Indonésie

C'est l'heure de rentrer les gars ! // Labuan Bajo, Indonésie

Vaisselle irréelle // Labuan Bajo, Indonésie

Vaisselle irréelle // Labuan Bajo, Indonésie

Meilleur Soto Ayam dIndonésie // Labuan Bajo, Indonésie

Meilleur Soto Ayam d'Indonésie // Labuan Bajo, Indonésie

A la vitesse de la lumière (ou presque) // Labuan Bajo, Indonésie

A la vitesse de la lumière (ou presque) // Labuan Bajo, Indonésie

Parfois, photo ratée nest pas // Moni, Indonésie

Parfois, photo ratée n'est pas // Moni, Indonésie

Princesse de Moni // Flores, Indonésie

Princesse de Moni // Flores, Indonésie

Le lever de Kelimutu // Flores, Indonésie

Le lever de Kelimutu // Flores, Indonésie

Coffee Kelimutu // Flores, Indonésie

Coffee Kelimutu // Flores, Indonésie

Green Lake // Kelimutu, Indonésie

Green Lake // Kelimutu, Indonésie

Black Lake // Kelimutu, Indonésie

Black Lake // Kelimutu, Indonésie

Heike ! // Kelimutu, Indonésie

Heike ! // Kelimutu, Indonésie

LAngleterre au sommet // Kelimutu, Indonésie

L'Angleterre au sommet // Kelimutu, Indonésie

Lifes a bitch // Moni, Indonésie

Life's a bitch // Moni, Indonésie

Clair manque dentraînement // Moni, Indonésie

Clair manque d'entraînement // Moni, Indonésie

Regard sur le futur // Rainbow Restaurant, Moni, Indonésie

Regard sur le futur // Rainbow Restaurant, Moni, Indonésie

Ferry Labuan Bajo - Benoa // Indonésie

Ferry Labuan Bajo - Benoa // Indonésie

Suivre la lumière // Indonésie

Suivre la lumière // Indonésie


Asia 25 – Gros lézards

En route pour Komodo // Lombok, Indonésie

En route pour Komodo // Lombok, Indonésie

Nous venons de nous faire snobber par un lézard. Cela aurait pû être vexant si la bête ne mesurait pas plus de deux mètres. Sur l’île de Komodo, les dragons sont rois. Celui que nous venons de croiser sur l’étroit chemin ne s’est pas arrêté et ne nous a pas accordé la moindre attention. Soit nous ne l’intéressons pas, soit il s’est habitué à la présence humaine. Malheureusement, je pencherais plus pour la deuxième explication vu qu’hier soir, trois varans énormes dormaient tranquillement à côté du restaurant. Bien qu’étant impressionants, les dragons de Komodo ne me paraîssent pas monstrueux compte tenu du fait que j’ai eu la chance de croiser plusieurs fois des monitor lizards. A part la nuit passée sur le bateau à la belle étoile, Komodo n’aura pas retenu mon attention.

Rinca (prononcée Rincha) est à moins de deux heures de bateau de Komodo island et pourtant très différente. Cela commence par la beauté. Alors que Komodo est quelconque, il se dégage de Rinca un certain charme, certes largement aidé par une vue plongeante sur la baie, accessible après cinq minutes de marche pour atteindre le sommet d’une des nombreuses petites collines. Concernant l’attraction principale de l’île, les varans de Rinca sont plus petits que ceux de Komodo, mais largement plus nombreux et plus sauvages. Plus tard dans la soirée, nous buvons des Bintangs sur le bateau de la police maritime. Par chance, notre embarcation mouillait à côté de la leur et ils étaient plus que content de fêter leur permission avec nous, après plus d’un mois en mer.

Mister photo, photo mister ! Après l’Amérique du Sud et sa population plutôt réticente à être photographiée (ou alors contre rétribution), je dois avouer que les demandes des enfants de Labuan Bajo pour poser devant l’objectif me surprennent agréablement. Alors que l’ensemble des touristes passent par la rue principale, nous décidons de passer par le port. Il est vrai que l’endroit peut freiner le badaud : tôles ondulées pour maisons, terre pour chemin, animaux mangeant dans les ordures omniprésentes et enfants jouant avec eux. En résumé, le village portuaire de Labuan Bajo ressemble plus à un bidon-ville qu’à autre chose. Toujours est-il que les gens sont super sympas, comme c’est toujours le cas avec des personnes non impliquées dans le tourisme.

Il n’y a pas grand chose à faire à Labuan Bajo mais l’endroit reste agréable. Et un verre au Paradise Bar nous a permis de voir de très près (à portée de main pour être précis) un green tree snake. Les locaux nous informent que la bestiole est venimeuse. Mieux, la morsure est mortelle si non-traitée dans les trois heures. Encore mieux, l’hôpital le plus proche est à Bali, à une heure et demie d’avion de Flores. Et il n’y a pas plus de deux vol par semaine. Bref, c’est assez déconcertés que nous regardons un local essayait d’attraper le serpent avec un mince bâton de la taille d’une paille…

Photos de Flores dans le prochain article.

En route pour Komodo // Sape, île de Sumbawa, Indonésie

En route pour Komodo // Sape, île de Sumbawa, Indonésie

En attendant le bateau // Sape, Indonésie

En attendant le bateau // Sape, Indonésie

Arrivée à Komodo // Komodo Island, Indonésie

Arrivée à Komodo // Komodo Island, Indonésie

Hôtel 5 étoiles (avec moustiquaire) // Komodo, Indonésie

Hôtel 5 étoiles (avec moustiquaire) // Komodo, Indonésie

Marche de lEmpereur // Komodo, Indonésie

Marche de l'Empereur // Komodo, Indonésie

Encore mieux que le double effet Kiss-Cool // Rinca, Indonésie

Encore mieux que le double effet Kiss-Cool // Rinca, Indonésie

Je me balladais, sur lavenue... // Rinca, Indonésie

Je me balladais, sur l'avenue... // Rinca, Indonésie

Première vision au réveil // Rinca, Indonésie

Première vision au réveil // Rinca, Indonésie

06:00 // Rinca, Indonésie

06:00 // Rinca, Indonésie

Tout équipé // Rinca, Indonésie

Tout équipé // Rinca, Indonésie

Rinca tout simplement // Indonésie

Rinca tout simplement // Indonésie

Je tai vu // Rinca, Indonésie

Je t'ai vu // Rinca, Indonésie

Un des deux devait être flou // Rinca, Indonésie

Un des deux devait être flou // Rinca, Indonésie


Asia 20 – On the Road Again (avec photos)

Contemplation // Borobudur, Indonésie

Contemplation // Borobudur, Indonésie

On se déshabitue vite d’Internet lorsque l’on voyage. La vitesse de connexion étant souvent très basse, je passe plusieurs heures à lire mes emails, y répondre et mettre à jour le blog. C’est donc les yeux fatigués que je sors du cyber-café. Je me promène et m’imprègne pour la première fois de Yogyakarta. Sosrowijayan est certes un quartier touristique mais cela ne l’empêche pas d’être surprenant dans son authenticité : en une demie-heure de ballade, je me suis faufilé dans les rues étroitres du quartier; j’ai mangé des beignets et des oeufs non identifiés dans la rue juste avant de me retrouver dans le quartier des plaisirs, le tout berçé par l’appel de la prière. J’arrive dans une rue plus large et illuminée. Je dois m’arrêter pour laisser passer un cheval. Pour résumer, Yogyakarta commence bien. Et ce ne sont pas les Borobudur et Prambanan du lendemain qui diront le contraire.

Négocier est un art. Pour certains, cela est pénible voire agaçant. Perso, j’adore ça. Tout comme l’Amérique du Sud, l’Asie permet de négocier les prix d’absolument tout et n’importe quoi. Après avoir négocier un billet d’avion, je me retrouve en train de discuter le prix de batiks artistiques. J’ose à peine imaginer le prix que certains touristes paient lorsque, après environ trente minutes de parlotte, j’achète quatre batiks pour le tiers de leur prix initial. A la fois vivante, vivbrante et accueillante, Yogyakarta est mon coup de coeur de Java.

Les trains indonésiens sont généralement confortables. Ce fût le cas pour mon trajet Jakarta – Yogyakarta en classe Superior. Je décide donc de reprendre la même classe pour Yogyakarta – Surabaya. Les six heures de trajet de nuit furent glaciaires, la climatisation devant être réglée sur -6°C (environ). La couverture fournie par le staff suffit à peine à me garder en vie. Je décide donc de prendre la classe inférieure pour mon Surabaya – Denpasar. Cette fois çi, pas de clim’ d’où un niveau de sudation maximum. Mais bon, après deux semaines en Asie du Sud-Est, la transpiration par litres est quotidienne et cela évite l’hypothermie. Bref, c’est vivant mais crevé que j’arrive à Padangbai, à l’Est de Bali. Et dire que demain c’est reparti pour vingt-quatre heures de bus…

Méditation // Borobudur, Indonésie

Méditation // Borobudur, Indonésie

Ils ont tué Boudha ! // Borobudur, Indonésie

Ils ont tué Boudha ! // Borobudur, Indonésie

Tout en ombres // Borobudur, Indonésie

Tout en ombres // Borobudur, Indonésie

Prambanan // Indonésie

Prambanan // Indonésie

Où est Charlie ? // Prambanan, Indonésie

Où est Charlie ? // Prambanan, Indonésie

Marché de Yogyakarta // Indonésie

Marché de Yogyakarta // Indonésie

En plein boulot // Yogyakarta, Indonésie

En plein boulot // Yogyakarta, Indonésie

Fin de journée // Yogyakarta, Indonésie

Fin de journée // Yogyakarta, Indonésie

Rock Attitude // Yogyakarta, Indonésie

Rock Attitude // Yogyakarta, Indonésie


Asia 15 – Orange et Poilu (avec photos)

Famille de la jungle // Bukit Lawang, Indonesie
Famille de la jungle // Bukit Lawang, Indonesie

Je souris. Gentils et serviables sont les deux adjectifs qui m’ont accueillis à Medan. Les locaux m’ont montré le chemin, se sont écrasés les uns contre les autres pour que je puisse rentrer avec mon gros sac à dos dans le minibus et m’ont offert des fruits inconnus. Les gens sont foncièrement aimables, et ça fait plaisir.

La première rencontre était magique bien que forcée. Les deux suivantes étaient meilleures car plus intimistes. Là, c’est différent. Il a beau être à dix mètres, impossible de se détacher de son regard. Il est difficile de décrire ce que je ressens. C’est comme si les détails n’avaient plus d’importance. Le fait que je sois un touriste se balladant dans la jungle et lui un orang-outan sauvage dix fois plus puissant que moi n’est pas d’actualité. Pour le moment, nous discutons silencieusement pendant des heures. Evidemment, en réalité il ne s’est passé qu’une poignée de secondes. C’est fou comme des petits moments cons et clichés peuvent être intenses. D’ailleurs, en parlant de réalité, celle-ci nous rattrape très vite lorsque monsieur orang-outan nous intimide en nous lançant des branches dessus et en commençant à s’approcher dangeureusement. Le guide nous explique que monsieur ne veut pas qu’on lui vole sa madame qui se trouve quelques mètres plus loin. Je n’ai pas le temps de le convaincre du contraire. Nous nous éloignons du couple orange d’un pas accéléré. Il y a des rencontres que l’on oublie pas.

J’arrive à l’aéroport de Jakarta. Après avoir été escorté par un policier dans un taxi, je m’assois, mort de fatigue. J’ai néanmoins les yeux suffisamment ouverts pour voir le chauffeur donner un petit billet au policier. Cela m’aurait certainement choqué si je n’avais pas négocié mon billet d’avion Medan – Jakarta trois heures auparavant… Bref, en Indonésie, l’argent permet pas mal de choses. Moins d’une heure plus tard, je m’endors à peine posé sur mon lit, rue Jalan Jaksa. Le ventilateur n’empêchera pas les moustiques de se régaler.

Après Bukit Lawang et ses centaines d’habitants, j’étouffe à Jakarta. La circulation est intense et anarchique. La pollution de l’air est visible. Mélange de lassitude citadine et de paresse, je m’installe dans un restaurant avec free wifi et passe mon après-midi sur le net. Tout d’un coup, j’ai la tête qui tourne. Très vite, la sensation s’étend à tout mon corps. Je me sens mal. Je vais tomber dans les pommes et me lève donc, afin de me diriger vers les toilettes. Puis des cris retentissesnt, les gens s’affolent et sortent du restaurant en courant. Je comprends donc que ce n’est pas ma tête qui tourne, mais bien la terre qui tremble. La secousse n’aura duré qu’une vingtaine de secondes et l’épicentre étant à plusieurs centaines de kilomètres de Jakarta, la capitale n’aura subit que très peu de dommages.

Bien plus tard, et après avoir acheté mon billet de train pour Yogyakarta, je remonte Jalan Jaksa. La rue est animée sans être excitée, illuminée mais sans perdre son charme de petite rue, les gens mangent autour des vendeurs de rues et les bars respirent la bonne ambiance. Sourires, rires, musiques et discussions chaleureuses font bonne mesure avec les joueurs d’échecs. Ma première impression de Jakarta était celle d’un monste de béton entouré d’un raz-de-marée de gens. La dernière est celle d’une petite rue vivante et souriante. Bonne nuit Jakarta.

Monitor Lizard // Bukit Lawang, Indonesie
Monitor Lizard // Bukit Lawang, Indonesie
Le village de Bukit Lawang // Indonesie
Le village de Bukit Lawang // Indonesie
Macaque // Gunung Leuser National Park, Indonesie
Macaque // Gunung Leuser National Park, Indonesie
Orang-Outan Paparazzi // Gunung Leuser, Indonesie
Orang-Outan Paparazzi // Gunung Leuser, Indonesie
Psycho // Indonesie
Psycho // Indonesie
Mère et fils // Indonésie

Mère et fils // Indonésie

Réconciliation // Indonésie

Réconciliation // Indonésie

Bebête // Indonésie

Bebête // Indonésie

Black Bonobo Tarzan Mode // Indonésie

Black Bonobo Tarzan Mode // Indonésie

Boire cest la santé // Indonésie

Boire c'est la santé // Indonésie

Chambre et cuisine // Indonésie

Chambre et cuisine // Indonésie

Sexy Boy // Indonésie

Sexy Boy // Indonésie

Le mâle // Indonésie

Le mâle // Indonésie