Tago 23 – On s’arrête au feu rouge

Photo Cliché // Copenhague

Photo Cliché // Copenhague

Je ne comprends pas pourquoi tout le monde me regarde. Je continue d’avancer. Les personnes attendant sur le trottoir s’écartent pour me laisser passer. Après les avoir dépasser, je me retourne et réalise pourquoi j’étais l’objet de tant d’attention : au Danemark, on ne traverse pas lorsque le feu est rouge, même s’il n’y a pas de voiture. Bienvenue en Scandinavie.

Comme beaucoup d’endroits uniques, Christiania est très touristique. Cependant, il y règne toujours une ambiance spéciale, mélange de hippies et d’anarchistes. Un peu comme Amsterdam mais en plus sale, moins joli et moins sage. Je m’y promène depuis une demie-heure et c’est assurément mon endroit préféré à Copenhague.

Il y a six hommes, neuf femmes et un accordéon sur la scène. Tout le monde chante en coeur. Après avoir interprété « La Bohème » suédoise, la petite troupe se met à chanter une tyrolienne locale, et en canon s’il vous plaît. Je ne peux m’empêcher de sourire. La chanson est terminée. Le leader s’avance, dit quelque chose en suédois et se met à émettre le même son qu’une scie musicale. C’est certes impressionnant mais j’ai déjà vu mieux (ou pire). Le leader termine. Le public applaudit. Une petite femme en robe marron chocolat à franges s’avance alors. Elle balbutie quelque chose en suédois. Un sourire mesquin se dessine alors sur mon visage. Et là, comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, c’est la grosse claque. Une voix puissante et profonde transperse l’intégralité de lámphitéâtre. Cela a beau être du suédois, pour moi cela ressemble plus à un chant indien qu’autre chose. A côté d’elle, Alela Diane est aphone. J’en frissonne encore.

Danhostel // Copenhague

Danhostel // Copenhague

Andersens Boulevard // Copenhague

Andersens Boulevard // Copenhague

Vue de nuit de lhostel // Copenhague

Vue de nuit de l'hostel // Copenhague

Ecoute mon fils // Copenhague

Ecoute mon fils // Copenhague

Andersens veut samuser // Copenhague

Andersens veut s'amuser // Copenhague

Lost in Sponsors // Copenhague

Lost in Sponsors // Copenhague

Christiana // Free city of Christiana

Free city of Christiana // Copenhague

Improvisation Théâtrale // Malmö

Improvisation Théâtrale // Malmö

Repos Viking // Malmö

Repos Viking // Malmö

Anthony Joseph & The Spasm Band // Malmö

Anthony Joseph & The Spasm Band // Malmö

La gare // Lund

La gare // Lund

La culture à la base // Lund

La culture à la base // Lund

Vers 1850 en Suède // Lund

Vers 1850 en Suède // Lund

Autoportrait // Lund

Autoportrait // Lund

DUyuni à Lund // Lund

D'Uyuni à Lund // Lund


Tago 17 – Nouvelle Europe

Maison des Comptes // Hambourg

Maison des Comptes // Hambourg

L’illusion était presque parfaite. Elle utilisait le « nous » naturellement, comme si la ville d’Hambourg et elle avait une longue histoire commune. Etant guide, elle connaissait nécessairement très bien la ville. Bref, souriante, cultivée et passionnée, c’était la guide parfaite. Mais tout cela était faux. La jolie blonde était anglaise et vivait à Hambourg depuis seulement six mois. Elle n’étudiait pas l’histoire mais était pianiste. Ce tour gratuit de la ville était organisé par New Europe. Qui dit gratuit, dit sponsorisé. Et dans le cas de New Europe, c’est Starbucks qui régalait. Le tour passait donc deux fois par le fameux café bar. Kim me raconte que pour travailler pour cette compagnie, elle a dû apprendre par coeur des dizaines de pages et passer un casting. Tout ça pour dire que malgré « la mise en scène », le tour reste excellent et la ville d’Hambourg intéressante.

« Il y a plus de ponts à Hambourg qu’à Venise et Amsterdam réunies ». Si Kim le dit, c’est que ça doit être vrai.

Kim // Hambourg

Kim // Hambourg

Je sors de la gare. Personne. Je fais un aller-retour dans le hall. Je passe devant une blonde habillée en rose en train d’attendre. Je continue mon chemin. Toujours personne dehors. Je retourne alors vers la fille en rose. « Katherine ? Yes ! » C’est bon, contact établi. Après des salutations maladroites (bises ou serrage de main ?), on prend le bus direction chez elle. Après avoir monté les cinq étages, la porte d’entrée ouverte révèle un appartement sobre et moderne, dans les tons de blanc et noir. Très confortable et propre, les fenêtres du salon offrent une vision infinie sur la mer. Il n’y a pas à dire, le dernier étage, c’est quand même la classe.

Comme diraient certaines mauvaises publicités : « essayer CouchSurfing, c’est l’adopter ! »

Un canal parmi les autres // Hambourg

Un canal parmi les autres // Hambourg

Un criquet // Hambourg

Un criquet // Hambourg

Plage danoise // Aarhus

Plage danoise // Aarhus

Les Inuits ne rigolent pas // Aarhus

Les Inuits ne rigolent pas // Aarhus