Asia 106 – Angkor What?

Angkor Wat 1 // Angkor, Cambodge

Je sourcillait à peine. Il faut dire qu’après l’Indonésie, je m’étais habitué aux contacts dans les moyens de transport. Lorsque je voyageais avec 17 personnes dans un mini-bus homologué pour 9, il était normal qu’un grand-père fasse la sieste sur mon épaule, que reposent sur mes genoux 2 poulets et que la partie droite de mon corps échange sa transpiration avec celle d’une mère et sa petite fille. Bref, ce n’est pas le sujet et le fait est qu’au début, cela ne m’avait pas choqué que mon voisin pose sa main sur mon genou. Cela ne m’avait pas plus dérangé lorsqu’il commençait à tapotter ses doigts sur mon genou au rythme de la musique. Par contre, je l’ai poliment mais fermement dégagé lorsque le tapottement s’était transformé en caressement. Je ne savais pas si les cambodgiens étaient friands des étrangers mais en tous cas, avec l’épisode de la veille, ma côte de popularité était plutôt élevée. Ah, je viens de me rendre compte que je n »ai pas raconté l’épisode du vieux gay de Kratie avec ses deux petits copains horriblement laids. Pas grave.

Tous les éléments étaient réunis : un endroit magique, des nuages aux nuances artistiques, une étendue d’eau pour le reflet et une douce lumière orangée. Et pourtant, le lever de soleil à Angkor Wal laissait un goût amer. Partager ne m’avait jamais posé problème mais lorsqu’il fallait le faire avec un millier d’autres personnes, cela était une autre histoire. Rebelote 12 heures plus tard pour le coucher de soleil à Bakheng. Heureusement, entre les deux, les nombreux autres temples étaient plus tranquilles et à certains endroits, il était même possible de cadrer une photo sans touriste. Si certains endroits sont populaires, c’est qu’il y a une raison. Et bien que l’endroit ait perdu en authenticité, Angkor reste magique et incontournable. Petite note personnelle au passage : la prochaine fois, choisir le pass 3 jours et prendre le temps de visiter les temples lointains.

C’était la première fois au Cambodge. Peut-être même depuis l’Indonésie. Non, là j’exagère énormément. Le fait est que je souriais bêtement sans savoir pourquoi. Cela signifiait qu’une chose : j’étais heureux et je me sentais bien dans cette ville. Bien que ne pouvant pas l’expliquer, au cours de mes voyages, j’avais appris à reconnaître et apprécier ces moments de joie intense. En effet, Phnom Penh n’avait rien à offrir de particulier, si ce n’est son énergie et ses rues vides d’étrangers; ou remplies de locaux comme diraient les optimistes.

Angkor Wat 2 // Cambodge

Angkor Wat 3 // Cambodge

Bayon Temple 1 // Cambodge

Bayon Temple 2 // Cambodge

Reprendre ses droits // Cambodge

Ta Prohm // Cambodge

Coucher de soleil // Bakheng

Jamais seul // Bakheng

Apparemment, il y a une mosquée au Cambodge // Phnom Penh, Cambodge

Cambodgiens au travail // Phnom Penh

S21 (cliquez sur l'image) // Phnom Penh

Consignes de sécurité (cliquez pour voir en plus grand) // Phnom Penh


Asia 101 – Ecouter pousser le riz

Entre Don Det et Don Kon // Sud du Laos

Terry m’avait expliqé que pendant la période indochinoise, les français avaient l’habitude de dire que lorsque les vietnamiens plantaient du riz, les cambodgiens les regardaient faire et les laotiens écouter le riz pousser. Petite blagounette pour dire que les cambandgiens étaient des flemmards et les laotiens de gros branleurs. Et cela était d’autant plus vrai à Don Det, la plus touristique des 4000 îles éparpillées sur le Mékong, à l’extrême sud du Laos. A part d »originales chutes d’eau sur l’île d’en face, il n’y avait pas grand chose à faire. Certes, je lisais de bons bouquins mais après 3 jours, j’avais l’impression de perdre du temps. Pour info, j’apprenais plus tard que Don Khong était plus intéressante et moins touristique que Don Det.

Intérieurement, il bouillonnait. L’officier chargé des visas à la frontière Veun Kham – Dom Kralor se retenait de les enfermer dans une cabane. Le pauvre, il fallait le comprendre : le monde changeait et il avait du mal à s’habituer. Si on lui posait la question, il répondrait qu’à l’époque (3 ans plus tôt), les touristes devaient verser en moyenne $15 de bakchich (en plus du prix du visa) pour passer la frontière. Et ils le faisaient car ils n’avaient pas le choix. Mais maintenant, avec l’afflux massif de voyageurs empruntant cette route, il devait se contenter de $3 de « frais de passage ». Et cela marchait plutôt bien car les personnes payaient ce léger surplus. Mais voilà que ces 3 espagnols le contestaient haut et fort. L’officier trouvait cela scandaleux mais bon, à ce que l’on lui avait expliqué, c’était l’effet de la globalisation.

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis un adepte du pyjama (voyages exclus). Pour les autres, vous venez d’apprendre quelque chose. Donc rien de surprenant à ce que j’adore le style vestimentaire des cambodgiens. Oui, les khmers se promènent en pyjama, toute la journée. Ils sont peut-être légèrement plus bosseurs que les laotiens, mais ce sont quand même de vrais flemmards. Bref, cela m’a bien fait rire, tout comme le fait d’aller voir les dauphins, enfin quelques centimères de leur peau pour être plus précis. Et comme c’était coutume depuis 2 semaines environ, mes pieds étaient marrons; non pas à cause du bronzage (vous savez que je ne bronze pas) mais à cause de la poussière que je ramassais en conduisant mon scooter.

Gardien du Wat // Don Kon, Laos

Pont instable // Don Kon

Nostalgie // Paradise Guesthouse, Don Det

Principale activité de l'île // Don Det

Coucher de soleil du hamac // Don Det

Coucher de soleil du pont // Don Det

Trouvez les 4 personnes ne portant pas de pyjama // Kratie, Cambodge

Après avoir "vu" les dauphins // Kampi, Cambodge

Saler avant de faire cuire // Kampi

Petite fille vive d'esprit (vraiment) // Kampi

Visionnage des clichés // Kampi

Râté // Kampi

Futur Brad Pitt // Sur la route de Kratie

Devinez sa nationalité // Petit village sur la route de Kratie

Trop de nuages pour un un beau coucher de soleil // Kratie

... mais c'est quand même pas mal // Kratie