Jour 4 – Nano et le reste

Oui, je pourrais parler de cet authentique bar à tapas connu des seuls Barcelonais; je pourrais révéler le secret d’une bonne sangria; je pourrais également raconter la soirée passée à l’Apollo à danser toute la nuit sur de la techno (et à aimer ça); je pourrais également vous confirmer que Gaudí est un génie de l’architecture; et oui, je pourrais dire que Barcelone sous la pluie c’est nul. Mais je ne vais pas le faire.

Je vais plutot vous parler de Nano, LA rencontre de mon prologue espagnol. Il est impossible de résumer Nano mais ce qui est sûr, c’est que tout le monde aime Nano. Lui préfère les hommes mais ce n’est qu’un détail. Nano est fou, dans tous les sens du terme. Il ne sait pas manger et doit souvent mettre sa main devant sa bouche pour que rien n’en ressorte. Nano est ultra-gentil et connaît tout le monde. D’ailleurs, tout le monde aime vraiment Nano. Il est l’ami qu’on rêve d’avoir car on ne s’ennuie jamais avec lui. Nano ne se décrit pas, il se rencontre. Et il habite Barcelone.


Jour 1 – Drogue et courbatures

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Les compagnies aériennes ont décidé de limiter les risques d’accidents, non pas en augmentant la sécurité de leurs appareils mais en diminuant le nombre de passagers (et donc de victimes potentielles). Cependant, ces précautions ne furent pas nécessaires car j’ai bien atterri à Barcelone avec les 4 autres passagers du vol.

12h00 atterrissage, 12h30 arrivée à Plaça Catalunya, 12h40 carte de 4 jours de transports achetée, 12h45 passage à la Deutsche Bank, 12h59 vidange au Corte Inglés, 13h00 Jack Bauer prend sa retraite. A cette vague d’efficacité fait suite 2 rencontres très différentes en l’espace de 5 min : Yuri qui, d’après mes restes de catalo-ukrainien, me propose des substances pas très catholiques. Et puis José, gentil espagnol qui m’a proposé son aide, voyant que je pataugeais dans la tortilla avec ma carte du métro barcelonais.

Après m’être fait avoir par la fausse Sagrada Familia, vu une statue Romaine / Jedi et trouvé un des tableaux que j’achèterai un jour, je tombe sur Colomb. Il me conseille d’aller vers le Sud. Je vais à l’Est, esprit de conradiction oblige. 2h d’errance plus tard, ce sont les pieds fatigués, le cul froid et la cuise droite courbaturée que j’arrive chez Irene, mon hôte jusqu’à Lundi.

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Appartement confortable, le 124 Carrer d’Arribau doit son caratère à celui des trois résidentes officielles : elles y font régner un joyeux raffut au son des coño et des gilipollas. Débit de paroles impresionant et niveau sonore élevé forment une sorte berceuse qui me fait réaliser qu’après 4h de marche, je suis plutôt claqué.