Asia 90 – A la vitesse du Mékong

Scène typique sur le Slow Boat // Sur le Mékong au Laos

Le groupe s’était dissous. Finies la fête et la glandouille. J’étais de retour sur la piste du voyage, constamment en mouvement… Sauf que là, sur le slow boat, le mouvement était restreint à l’aller-retour entre ma place et les toilettes. J’observais la flemmingite aïgue doucement contaminer l’intégralité du bateau. Détail amusant et inutile : au moins quatre personnes lisaient L’Alchemiste (moi inclus). Les deux jours de trajet sur le Mékong à destination de Luang Prabang étaient à l’image de cet article : plutôt vides.

Avant d’arriver au laos, j’étais perplexe lorsque l’on me disait qu’en ex-Indochine, les gens parlaient français. Et là, devant moi, le petit vieux de la guesthouse s’exprimait dans la langue de Molière avec un accent presque parfait. Plus tard dans l’après-midi, je me retrouvais en train de discuter, toujours en français, avec un jeune bonze de 19 ans, pendant que son acolyte était scotché à son téléphone portable. Plus de 50 ans après l’indépendance du Laos, le pays portait encore les traces de la colonisation. Ce sentiment était renforcé par certains bâtiments ayant gardés l’empreinte architecturale de l’époque coloniale ainsi que la plupart des édifices gouvernementaux, dont le nom était pratiquement toujours traduit en français. Et pour convaincre les plus dubitatifs, au Laos, il est possible d’avoir une vraie baguette remplie de vrai Nutella ! Certes, la pâte à tartiner est d’origine italienne. Mais bon, on s’en fout un peu.

Après Agua Azul au Mexique et Erawan Falls en Thailande, je croyais avoir tout vu. C’était donc sur le cul et la bouche ouverte que j’appréciais l’eau crystaline de Tad Sae, à 30 minutes de Luand Prabang. En plus d’être les plus belles mini-cascades à l’eau bleue et transparente que j’avais visité, c’étaient également les plus facile d’accès et les meilleures pour la baignade. Flottant à la surface d’une des « piscines », un sourire égayait mon visage. Je réalisais alors que quelque part dans le monde, il existait encore mieux que Tad Sae. Et rien ne m’empêchait d’y plonger.

Pour expliquer la gentillesse des laotiens, rien ne vaut un bon exemple. Il était 3:30 du matin et le couvre-feu national de minuit signifiait qu’il n’y avait personne dans la rue. Cela expliquait également pourquoi ma guesthouse était fermée, fait que j’avais complètement oublié alors que réalisais un de mes pires scores au bowling. Je me trouvais donc à genou, en train d’essayer d’ouvrir la porte avec une minibrique tetrapack de chocolat au lait. Mais j’avais dû râter trop d’épisodes de MacGyver et me résignais donc à frapper à la porte. Cette dernière n’était même pas encore ouverte que je m’excusais déjà au vieux propriétaire que je réveillais au milieu de sa nuit (minuit – 5:30). Et alors que certains auraient tiré la tronche (moi le premier), lui me souriait le plus simplement du monde en répétant « pas de problème, pas de problème ». Les laotiens n’étaient pas gentils. Ils étaient adorables.

Pensive // Mékong, Laos

Arrêt aux stands // Sur le Mékong

Se bronzer le dessous des pieds // Sur le Mékong

Night Market // Luang Prabang, Laos

Vue de la chambre, tout en texture // Luang Prabang

En revenant du marché // Luang Prabang

Méditation // Luang Prabang

Je me baladais, sur l'avenue, ... // Luang Prabang

RIen à ajouter // Tad Sae, Laos

Il n'y a pas d'âge pour faire trempette // Tad Sae

Toujours se protéger // Luang Prabang

Vendeuse de lanternes papier // Night Market, Luang Prabang

Offrandes matinales aux moines // Luang Prabang


Asia 85 – You cannnnnn’t

Concentration // Chiang Mai, Thailande

Je me sentais bien. Certes, le Sanssong y était pour quelque chose, mais pas seulement. Les centaines de lanternes flottaient tranquillement dans le ciel, telles une multitude d’étoiles oranges. Sur le ponton du Riverside, on parlait, souriait, buvait, sans trop savoir quel était le sujet ou qui était la personne en face. Une chose était sûre : on se sentait bien; je me sentais bien. Pour une première nuit à Chiang Mai, cela débutait plutôt bien.

Ail, poulet, tofu, oeuf, sucre, fish sauce, oyster sauce, soja, nouilles. Tous les ingrédients étaient réunis devant moi et j’étais excité à l’idée de cuisiner mon propre Phad Thai. Ce plat était devenu part intégrante de mon régime quotidien, principalement pour le petit déjeuner. Je n’avais jamais utilisé un wok auparavant et quelle erreur ! Salé, croquant et fondant. J’étais en train de goûter le chicken cashew nut que mon wok venait de créer. Et cela ne faisait que confirmer (pour la centième fois environ) que la cuisine thai était définitivement l’une des meilleures au monde. Loy Krathong et lanternes occupaient la fin d’après-midi. Et alors que l’on entrait à Fabric, la nuit ne faisait que commencer.

Il faisait très chaud et je transpirais à grosses gouttes. Ce qui était complètement normal puisque je me trouvais dans un sauna. C’était la deuxième fois depuis le début de mon voyage que je m’autorisais un petit luxe. Au quatrième étage d’un grand hôtel de Chiang Mai reposaient une piscine extérieure, deux saunas, un hammam et un jacuzzi. Le tout était fortement agréable et permettait d’évacuer le surplus d’éthanol de la veille. Et en Thailande comme partout, le luxe avait un prix. A Chiang Mai, cela équivalait à 4€. Parfois, il fallait s’avoir s’accorder de petites folies.

Cela avait le goût d’un lendemain de grosse cuite. Et pourtant, la soirée n’avait pas été exagérée. C’était plutôt l’accumulation des soirées précédentes qui pesaient sur moi;  sur mon foie et mon estomac pour être plus précis. Il était temps de changer d’endroit et surtout de régime nocturne.

On avait beau se promettre des choses, il était difficile de résister à l’appel de sirènes nommées Wisdom, Bebop, Monkey Magic et Bamboo. Et lorsque l’on apprenait que Bar était leur nom de famille, on pouvait facilement imaginer la suite. Bref, tout le monde était plus que bien. Certes, Pai c’était aussi sa nature photogénique et ses cascades rafraîchissantes facilement accessibles en scooter; ses pains pita dégoulinant de beurre à l’ail; ses shots de wheat grass ou son poulet foie à l’ail. Mais l’on avait tendance à l’oublier entre deux soirées.

Pour résumer cette semaine, une liste incohérente et désordonnée était nécessaire : Lucinda, Gary, Paul, Kelly, Bayoush, Alex, les néerlandaises (We love the Dutch !!!), Sanssong, Rooftop, Riverside, Fabric, hammered, Helen, les irlandais, les autres hollandais (Yes, we love the Dutch!!), les français, Happy House, Sony et Birkenstock (?!). Bref, un vrai bordel.

Couleurs dans le ciel // Chiang Mai

Choix des ingrédients // Chiang Mai

Sorti de prison // Chiang Mai

Tout juste sorti de prison // Chiang Mai

Future étoile // Chiang Mai

Paul Wolf // Chiang Mai

Toujours plus d'ingrédients // Chiang Mai

Ca se la pète grave // Pas loin de Pai, Thailande

Autoportrait // Autour de Pai

Premier arrivé ! // Pai

Chat de casseroles // Pai

Power nap // Pai

Scène typique à Pai // Wisdom Bar, Pai


Asia 75 – En se dirigeant vers le Nord

Erawan Fall 2 // Kanchanaburi, Thailande

Ah ouais, quand même ! Je devais avouer que devant la cascade numéro 7, je me sentais plutôt petit. J’avais beau me reculer, mon Sony R1 avait du mal à capturer l’ensemble de la chute dans toute sa grandeur. Les wouaou et it’s really beautiful s’étaient succédés tout au long de l’ascension. Les différentes tonalités de bleu, jaune et vert étaient vraiment magnifiques malgré la grisaille persistante et une petite baignade dans la numéro 2 était un pur bonheur de rafraîchissement. J’avais beau me plaindre à chaque fois que je traversais un endroit touristique, je devais reconnaître que certains lieux étaient des passages obligés. Erawan Falls en faisait largement partie. Mouais… En comparaison, le pont de la Rivière Kwai n’était pas des plus impressionnant malgré une histoire intense.

Il faisait chaud et le soleil était haut dans le ciel sans nuage. Je plissais les yeux afin de concentrer ma vision sur une chose se déplaçant lentement mais sûrement sur le trottoir, obligeant les passants à se pousser. Après m’être rapprocher d’une centaine de mètres, je pouvais maintenant confirmer qu’un éléphant marchait tranquillement dans le centre ville d’Ayutthaya. Mon excitation était vite retombée lorsque je constatais qu’un couple de touristes se trouvait sur le dos de l’animal, profitant d’un tour organisé. Dans certaines villes ils utilisaient des calèches. A Ayutthaya, ils préféraient les éléphants.

Ayutthaya n’est pas une ville dans laquelle on peut s’éterniser. Un ou deux jours sont amplement suffisant. Et pour se loger, il ne faut pas chercher plus loin que Bann Kun Pra. Certes, ils n’ont pas besoin de publicité car ils sont très bien référencés dans Lonely Planet; mais Ping et le reste du staff a été tellement attentionné que je ne peux que les recommander. Bien évidemment, l’endroit et super propre et son restaurant au bord de la rivière comblera les couples en quête de romantisme. Bref, j’ai aimé et je voulais le faire savoir.

Erawan Falls // Thailande

Same same but different // Erawan Falls, Thailande

Nageant dans la lumiere // Erawan Falls

Moustiques et bronzage // Erawan Falls

Numero 7 sous la grisaille // Erawan Falls

Le pont de la riviere Kwai // Kanchanaburi

Minivan a Ayutthaya // Thailande

Lien entre Boudha et le reste // Ayutthaya, Thailande

En pleine ville // Ayutthaya

Ombres et lumiere // Ayutthaya

Boudha qui pose // Ayutthaya

Boudha enracine // Ayutthaya

5 jambes // Ayutthaya

Waterproof Metro // Ayutthaya

... afin d'en acheter de nouvelles. // Ayutthaya


Asia 70 – Légumes, escalade et mutilations

Rue principale du Vegetarian Festival // Phuket Town, Thailand

Je ne pouvais m’arrêter de saliver. La rue était remplie de stands vendant tous types de plats possibles et imaginables. Me trouvant au milieu du Vegetarian Festival, il était évident qu’il allait être difficile de trouver de la viande ou de poisson. Mais cela ne m’empêchait pas de me régaler sur les Phad Thai, Spring Rolls et différents types de soupes aux champignons. Bref, pour mon vrai début en Thailande, j’étais plutôt bien tombé.

Puis sans vraiment savoir où aller, je me laissais guider vers Koh Phi Phi, île connue pour sa Maya Beach, simplement appelée The Beach dans le film éponyme. Le trajet en ferry passait au large de Maya Beach et la dizaine de bateaux mouillant à quelques mètres de la plage confirmait ce que je craignais : l’île est infestée. L’arrivée à Koh Phi Phi même renforçait ce sentiment. Mais bon, comme souvent, cela ne m’avait pas empêché de passer une excellente soirée à coups de buckets remplis de liquides plus ou moins colorés.

J’avais du mal à ouvrir la porte. Rien que le fait de serrer et tourner la poignée m’était difficile. Le dessous de mes avant-bras étaient courbaturés au possible. Dans ces situations, il était toujours intéressant de découvrir de nouveaux muscles. Certes, je pouvais à peine tenir des baguettes dans ma main mais cela en valait largement la peine. Par cela, j’entendais ma demie-journée d’escalade à Rai Leh. L’île était mondialement reconnue pour cette activité et il était facile de comprendre pourquoi : paysages magnifiques, tous types de difficultés, possibilité de débuter sa grimpette les pieds dans l’eau, vue imprenable une fois arrivé au sommet et je passe bien évidemment sur sa magnifique plage. L’île était touristique mais bien plus calme que Koh Phi Phi.

Putain de merde ! C’était sorti tout seul, sans forcer. Mais après avoir voyagé quatre heures en long tail boat et deux mini bus différents, je ne m’attendais pas à rater la procession de Trang de quelques minutes. La ville était fameuse pour ses marches du Vegetarian Festival particulièrement explicites niveau mutilations. Mais ayant des choses plus graves dans la vie, je décidais de retourner à Phuket Town le lendemain. Ce qui s’avérait être une bonne décision niveau trucs pointus dans la bouche. De plus, mon voyage en ressortait encore une fois enrichi d’une excellente rencontre.

Vegetarian sushis // Phuket Town

Romantique... ou pas // Phuket Town

En attendant le coucher du soleil // Koh Phi Phi, Thailande

Boulot en premier plan, escalade en deuxième // Rai Leh, Thailande

Rai Leh Beach // Rai Leh

Et toi, il est comment ton lieu de travail ? // Rai Leh

Vegetarian Festival du toit // Phuket Town

Ca bosse dur // Phuket Town

Ca sent l'encens // Phuket Town

Innocence // Phuket Town

Ca pique // Phuket Town

Possédé // Phuket Town

Le gang de Phuket // Phuket Town

Tu me passes un couteau ? // Phuket Town

Ca va péter // Phuket Town

Publicité // Phuket Town

Anarchie // Phuket Town

Lutter contre la chaleur // Phuket Town

Babel sous supervision // Phuket Town

Le village people méconnu // Phuket Town

Le scooter à la base de l'éducation thaïlandaise // Phuket Town

Car se flageller avec un martinet c'est complètement has-been // Phuket Town