Asia 62 – Quitter Singapour

Prieres dans la rue // Bangkok, Thailande

Au moins, le Phad Thaï était délicieux. C’était le bon point de la journée. Car acheter une caméra de qualité pourrie à un prix trop élevé à Sim Lim Square n’était pas une bonne idée. Décider d’aller Khao San n’était pas brillant non plus. Ce quartier aurait pu s’appeler Touriste Land, cela aurait été la même chose. Mais comme je l’ai dit, le Pad Thai était excellent; et pas cher du tout (0,50€). Pour une fois, Lonely Planet n’avait pas menti : en Thaïlande, il était moins cher d’acheter sa nourriture que de la préparer; et pour certains, probablement meilleur.

Le temps était gris et pluvieux. Si l’on ajoutait à cela le sentiment de m’être fait entuber comme un amateur, il m’était difficile d’apprécier Bangkok. Et pourtant, il y avait beaucoup d’attraits à la capitale thaïlandaise. Pour commencer, il y avait l’aspect culturel avec ses nombreux temples, richement décorés et remplis d’effigies de Bouddha. Ensuite, il était agréable et intéressant de se laisser flotter sur un des nombreux canaux du Chao Phraya, la rivière principale de Bangkok. Aller voir un match (huit pour être précis) de Muay Thaï m’avait transporté dans une ambiance incomparable. Et au risque de me répéter, la cuisine thaï était succulente et à un prix tellement dérisoire qu’il serait honteux de s’en priver. Certes, les lady-boys pouvaient surprendre. Mais Les Philippines m’avaient préparé à être sur mes gardes.

Je décidais donc de retourner à Singapour afin d’échanger ma caméra. Les événements changeaient, ce qui créait de nouvelles opportunités et découvertes. Comme par exemple mon retour à Singapour, dans Little India pour être précis, le jour des célébrations de Diwali. Cela signifiait un délicieux dîner indien gracieusement offert, avec feux d’artifices en prime. Un après-midi au Café del Mar et un dîner indien représentaient les cerises sur le gâteau. Mais après un cumul de neuf jours au même régime, il était temps de changer de dessert.

Traffic et poussiere // Bangkok, Thailande

Differents niveaux // Dans les canaux, Bangkok

Lutter contre le temps // Dans un temple, Bangkok

Reclining Buddha // Wat Pho, Bangkok

Donations // Wat Pho, Bangkok

Quand il etait petit, Boudha etait un Jedi // Wat Pho

Il n'est pas seul // Wat Pho

Prisonniers // Ratchadamnoen Stadium, Bangkok

Dans les cordes // Ratchadamnoen Stadium

Je crois que j'ai glisse // Ratchadamnoen Stadium

Singapour dans le flou // Serangoon Road, Singapour

Diwali se reflete // Little India, Singapour

Illumine la nuit // Temple sur Serangoon Road, Singapour

Architecture sympa // Pas loin de Sim Lim Square, Singapour

Diwali debute tranquillement // Mitraa Hostel, Singapour

Premier deces de Diwali // Singapour


Asia 54 – Ballade sur Palawan

Arrivée à Coron // Palawan, Philippines

Arrivée à Coron // Palawan, Philippines

Pour 14 EUR, Zest Air m’avait amené à Coron, qui se situait sur l’île de Busuanga, et non sur celle de Coron. Je n’avais pas vraiment le temps d’être confus car à peine arrivé, je me trouvais un petit bungalow au Krystal Lodge. Juste après avoir déjeuné au Bistrot Coron et ma digestion pas encore commencée, je m’embarquais sur un bateau franco-canadien, direction les îles alentours. Coron était connue pour ses épaves de navires japonais, coulés par les américains lors de la seconde guerre mondiale (ou l’inverse). Un de ces navires, enfin la carcasse, pointait le bout de son nez à un peu moins d’une dizaine de mètres de profondeur, donc accessible en snorkeling; intéressant pour ma première épave. Puis nous allions à Twin Lagoon, lagune d’eau chaude et froide entourée de Limestones acérées et parsemées de végétation verdoyante. Même si le soleil n’était pas au rendez-vous, c’était tout simplement magnifique. La fin de la journée réservait encore d’autres surprises comme l’incroyable coucher de soleil : les couleurs orange-rose se reflétaient sur la mer, découpant les bungalows sur pilotis en ombres chinoises; les quelques bateaux de pêcheurs complétaient la carte postale. La journée se terminait impeccablement bien avec pour dîner le meilleur filet de bœuf que j’avais mangé depuis des mois. Ce jeudi était donc bien rempli. Heureusement d’ailleurs, car les deux jours suivants étaient vides pour cause de pluies ininterrompues.

Je ne supportais pas lorsque les touristes pullulaient, comme c’était le cas à El Nido. Et pourtant, c’était mon endroit préféré de Palawan. Comment ne pas adorer les cool néerlandais avec qui la vie devenait simple comme un rhum and coke ? Comment ne pas lâcher des « c’est vraiment magnifique » lors de l’island hopping ? Comment résister aux crevettes au beurre à l’ail du Squidos ? Comment ne pas s’immerger dans la culture philippino en faisant un tour de l’île en moto (et en restant embourbé avec ses tongues qui disparaissaient sous la boue) ? Comment avoir un temps plus parfait après une pluie continue et horripilante ? Bref, même en y mettant de la mauvaise volonté, il m’était impossible de ne pas aimer El Nido.

Une fois que j’avais compris que le voyage permettait les rencontres et que les rencontres faisaient le voyage, la vie prenait un autre sens. Le temps pourri avait donc peu d’influence sur mon humeur, même lorsqu’il m’était impossible de visiter la rivière souterraine de Sabang, considérée comme une des nouvelles merveilles naturelles du monde. En effet, les rencontres japo-anglo-françaises remplissaient mes journées pluvieuses.

Rue principale // Coron, Philippines

Rue principale // Coron, Philippines

Cest beau même sans couleur // Coron Island, Philippines

C'est beau même sans couleur // Coron Island, Philippines

18:00 au Krystal Lodge // Coron, Philippines

18:00 au Krystal Lodge // Coron, Philippines

Baignade matinale // El Nido, Philippines

Baignade matinale // El Nido, Philippines

On est daccord : cest beau // El Nido, Philippines

On est d'accord : c'est beau // El Nido, Philippines

Linvasion // El Nido, Philippines

L'invasion // El Nido, Philippines

OK, je me pousse // Philippines

OK, je me pousse // Philippines

Big Lagoon // Philippines

Big Lagoon // Philippines

Et la lumière nétait même pas bonne // Philippines

Et la lumière n'était même pas bonne // Philippines

Comment râter la photo parfaite // Philippines

Comment râter la photo parfaite // Philippines

Snake Island // Philippines

Snake Island // Philippines

Jamais seul // Philippines

Jamais seul // Philippines

Un jour viendra... // El Nido, Philippines

Un jour viendra... // El Nido, Philippines

Dégueulasse // Philippines

Dégueulasse // Philippines

Dirt // El Nido island, Philippines

Dirt // El Nido island, Philippines

On sarrête pour prendre un photo ? // Philippines

On s'arrête pour prendre un photo ? // Philippines

Cest plus joli en vert (et bleu) // Philippines

C'est plus joli en vert (et bleu) // Philippines

Sacrée Régine // Philippines

Sacrée Régine // Philippines

Vue sympa depuis la route // Philippines

Vue sympa depuis la route // Philippines

Il ny a pas dâge // Philippines

Il n'y a pas d'âge // Philippines

Les gens me détestent et je ne sais pas pourquoi // De Bayview Hostel, El Nido, Philippines

Les gens me détestent et je ne sais pas pourquoi // De Bayview Hostel, El Nido, Philippines

Laffrontement // El Nido, Philippines

L'affrontement // El Nido, Philippines


Asia 44 – Les pieds dans l’eau (sale)

Batad // North Luzon, Philippines

Batad // North Luzon, Philippines

A part sur Adriatico street, il n’y avait aucun touriste à Manille. Ce qui de mon point de vue était un avantage. Je m’attendais donc à être l’objet de beaucoup d’attention. Il n’en était rien. Au début, je me sentais presque vexé. En effet, après trois semaines en Indonésie avec ses hello mister et where do you come from?, mon amour propre était bien haut. Je comprenais plus tard que les philippins ne jugeaient pas. C’étaient les gens les plus ouverts au monde. Lady-boy, touriste, grand, petit, gros, musulman, hindou ou homo, c’était la même chose pour eux : une personne. C’était pour cela que les gens dans la rue ne me prêtaient pas attention dans la rue, même lorsque j’était le seul blanc du quartier, torse-nu, de l’eau jusqu’aux genoux, en train d’acheter du riz au marché. Pour eux, j’étais juste un jeune gars; tout comme ceux s’essayant au karaoké et chantant plus faux que moi. Oui, c’était possible et personne ne critiquait; bien au contraire.

Je me réveillais vers 6h pour constater qu’il pleuvait toujours. Jericho revenait du marché pour nous annoncer que la rue était inondée. Et cela signifiait que l’eau me montait jusqu’à la taille. Nous apprenions plus tard que c’étaient les pires averses depuis 40 ans. Je restais donc bloqué deux jours dans Taguig City et, comme souvent dans ces cas là, c’était ma meilleure expérience de Manille. Jericho et sa famille partageaient avec moi leur logement, leur nourriture et leur alcool comme si j’étais un ami de longue date. On s’était rencontré le jour même…

Pas grand chose à dire des rizières de Banaue et Batad si ce n’est que j’étais légèrement déçu. Non pas que c’était décevant en soi mais je m’attendais à plus après avoir lu que cela appartenait au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le site était néanmoins joli, surtout lorsque le soleil sortait des nuages pour quelques instants afin d’illuminer les rizières. Et puis 6h de marche ne pouvaient faire que du bien après 4 jours de glandouille à Manille.

Le réveil était difficile. En même temps, à 25 centimes la bière, il fallait s’y attendre. Je me levais et me dirigeais vers la première salle de bain : fermée. Je me dirigeais donc vers la deuxième. J’ouvrais la porte et la refermais aussitôt. Quelqu’un n’avait visiblement pas survécu à la soirée de la veille. Je retournais à mon lit pour réaliser que celui qui avait repeint les toilettes se trouvait sur le lit superposé à côté de moi. La personne sortant de la première salle de bain me lançait, un poil énervé : he also threw up on my clothes ! Je compatissais et m’apercevais au même moment que l’entière zone des deux lits superposés avait été rebaptisée. Il était 7h. Mon sac fait, je partais pour l’aéroport, destination Palawan.

Il est marrant de constater que parfois, il est vraiment facile de savoir lorsqu’il faut partir. Un belge ayant vomi sur son lit à 1 mètre de vous est un bon indice.

Notre guide // Batad, Philippines

Notre guide // Batad, Philippines

Les rizières // Batad, Philippines

Les rizières // Batad, Philippines

Un touriste au milieu des rizières // Batad, Philippines

Un touriste au milieu des rizières // Batad, Philippines

Même pas eu besoin de guide pour la trouver // Batad, Philippines

Trouvée sans guide // Batad, Philippines

Encore plus de riz // Batad, Philippines

Encore plus de riz // Batad, Philippines

Cool ! En France il y a seulement les pigeons // Manille, Philippines

Cool ! En France nous avons seulement les pigeons // Manille, Philippines

En cuisine // Manille, Philippines

En cuisine // Manille, Philippines


Asia 36 – Le Bali touristique

Heureusement que cest la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Heureusement que c'est la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Avant d’arriver à Bali, Flores nous réservait encore une incroyable aventure : 36h de ferry entre Labuan Bajo et Bali. Nous étions le 19 Septembre et c’était le dernier ferry avant l’Aïd el-Fitr (fin du Ramadan). Il n’y avait donc rien de surprenant à ce que le navire de 1009 places contenait plus de 2000 personnes. Cela signifie que les les gens dormaient de partout : dans les couloirs, sur le pont, dans les escaliers, à l’extérieur du bateau, etc… Et nous aussi ! Mais la meilleure partie du voyage vint sans conteste du fait que sur les 2000 passagers, nous étions les quatre seuls blancs. Autant dire que nous attirions l’attention. Et qui dit Indonésie, dit forcément bonnes intentions. Il nous était impossible de marcher plus de 20 secondes sans se voir offrir à manger, à boire, des conseils ou simplement un sourire, accompagné du maintenant classique hello mister. Je me suis même endormi lors d’un massage balinais, gracieusement offert par le sosie indonésien de Bruce Lee; et me suis réveillé en plein milieu d’un cercle dont j’étais le centre, formé par une foule d’indonésiens, amusés et curieux du touriste blanc; voir anormalement blanc en ce qui me concerne.

Kuta représente le type même de l’endroit que je déteste. C’est une station balnéaire remplie d’australiens et autres blancs, seulement intéressés par leur look et faire la fête. J’avais beau me plaindre, j’étais le premier à avoir profité du confort et de l’ambiance nocturne proposés par Kuta. Et même dans un endroit comme celui-ci, on peut faire de bonnes rencontres.

C’est donc avec soulagement, sous la pluie, de nuit et en scooter que nous nous dirigions vers Ubud. Avec l’aide des locaux, nous arrivions à destination une heure plus tard. Nous avions à peine le temps de descendre du scooter que nous nous retrouvions devant un spectacle magnifique. Certes, cette danse Kecak était organisée exclusivement pour les touristes, mais cela n’enlevait  rien à l’intensité du show. Pendant environ 1h30, deux femmes, un homme et un monstre se sont succédés pour danser autour du chandelier. Ils étaient entourés par une cinquantaine d’hommes assis, chargés de créer l’atmosphère mystique de la danse. Cela consistait en un chant monosyllabique et des mouvements convulsifs et discontinus. Comme la plupart des touristes, j’étais captivé.

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Chillin // Uluwatu, Indonésie

Chillin' // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie