Jour 113 – Adios

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Il est 18h00. Je viens d’arriver au terminal de bus de Valparaiso et premier constat : le temps est pourri. Il fait froid et moche. La flemme que je traîne depuis le matin ne fait que s’aggraver. L’hôtel est agréable, les propriétaires sympas et le dîner excellent. Mouais… Je me couche moyennement convaincu par la ville et me dis que je n’aurais pas dû venir. Il est 10h00. Je prends mon petit déjeuner et constate que malgré une météo inchangée, mon humeur ronchonne de la veille a disparu. Je ne sais pas si ceux sont les magnifiques graffitis, les maisons colorées, les colline, la brume portuaire ou la gentillesse des habitants mais je suis sous le charme de Valpo, comme l’appellent les locaux.

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Il est 8h00. Je marche en direction du bus pour l’aéroport. Il fait fait froid et le brouillard cache les immeubles. J’ai finalement rencontré des chiliens sympas et j’ai réussi à râter une sauce carbonara. Apparemment, on essaie de me dire qu’il est temps que je parte.

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Il est 5h00. J’ai peu dormi durant les douze dernières heures de vol. Au contraire, mon gentil voisin espagnol a bien ronflé. Il s’est également enfilé deux petites bouteilles de rouge, une bière et s’est senti obligé de prendre ses médicaments avec un whisky. Comble de la finesse, les rares fois où nous avons discuté, il avait manifestement oublié de prendre ses pastilles à la menthe.

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Bref, il est 11h35 et je vois mon sac à dos se diriger lentement vers moi, glissant fièrement sur le tapis roulant de l’aéroport de Nice. Je suis bien arrivé. Mon voyage est bien fini. Enfin, pour l’instant…

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One Comment on “Jour 113 – Adios”

  1. Carla Cid dit :

    ODA A VALPARAÍSO
    VALPARAÍSO,
    qué disparate
    eres,
    qué loco,
    puerto loco,
    qué cabeza
    con cerros,
    desgreñada,
    no acabas
    de peinarte,
    nunca
    tuviste
    tiempo de vestirte,
    siempre
    te sorprendió
    la vida,
    te despertó la muerte,
    en camisa,
    en largos calzoncillos
    con flecos de colores,
    desnudo
    con un nombre
    tatuado en la barriga,
    y con sombrero,
    te agarró el terremoto,
    corriste
    enloquecido,
    te quebraste las uñas,
    se movieron
    las aguas y las piedras,
    las veredas,
    el mar,
    la noche,
    tú dormías
    en tierra,
    cansado
    de tus navegaciones,
    y la tierra,
    furiosa,
    levantó su oleaje
    más tempestuoso
    que el vendaval marino,
    el polvo
    te cubría
    los ojos,
    las llamas
    quemaban tus zapatos,
    las sólidas
    casas de los banqueros
    trepidaban
    como heridas ballenas,
    mientras arriba
    las casas de los pobres
    saltaban
    al vacio
    como aves
    prisioneras
    que probando las alas
    se desploman.

    Pronto,
    Valparaíso,
    marinero,
    te olvidas
    de las lágrimas,
    vuelves
    a colgar tus moradas,
    a pintar puertas
    verdes,
    ventanas
    amarillas,
    todo
    lo transformas en nave,
    eres
    la remendada proa
    de un pequeño,
    valeroso
    navío.
    La tempestad corona
    con espuma
    tus cordeles que cantan
    y la luz del océano
    hace temblar camisas
    y banderas
    en tu vacilación indestructible.

    Estrella
    oscura
    eres
    de lejos,
    en la altura de la costa
    resplandeces
    y pronto
    entregas
    tu escondido fuego,
    el vaivén
    de tus sordos callejones,
    el desenfado
    de tu movimiento,
    la claridad
    de tu marinería.
    Aquí termino, es esta
    oda,
    Valparaíso,
    tan pequeña
    como una camiseta
    desvalida,
    colgando
    en tus ventanas harapientas
    meciéndose
    en el viento
    del océano,
    impregnándose
    de todos
    los dolores
    de tu suelo,
    recibiendo
    el rocío
    de los mares, el beso
    del ancho mar colérico
    que con toda su fuerza
    golpeándose en tu piedra
    no pudo
    derribarte,
    porque en tu pecho austral
    están tatuadas
    la lucha,
    la esperanza,
    la solidaridad
    y la alegría
    como anclas
    que resisten
    las olas de la tierra.
    Pablo Neruda


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