Jour 107 – Sieste, sun and stars

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Je fais un pas. Mon pied droit glisse. Le gauche rétablit de justesse l’équilibre. Le droit s’élance alors à son tour et cette fois-ci, c’est le gauche qui perd l’adhérence. J’ai beau apercevoir le sommet, j’ai l’impression de jamais m’en approcher. Il est intéressant de voir comment l’être humain peut-être têtu. Une fois une idée décidée, il n’en démord pas, malgré la stupidité de l’acte. C’est donc couvert de poussière et éraflé des mollets au bout des mains que j’arrive au sommet. Et c’est là que l’être humain se révèl passionant. Car ce que je croyais être le sommet n’était en réalité qu’une « excroissance » de montagne. Et c’est donc avec une motivation presque rageuse que je me dirige vers le « second » sommet. Une fois arrivée, je ne peux empêcher un rictus débile suivi d’un petit rire étouffé : le second sommet n’était pas plus le sommet que le premier…

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Et comme tout dans la vallée de l’Elqui invite à la flemme, je stoppe le blabla pour laisser place aux photos.

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Jour 102 – Hola Pablo

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Cela fait une heure que je tourne en rond. Cela peut paraître étrange, mais il paraît que c’est normal. Je me trouve en effet dans le jardin circulaire du Cerro Santa Lucia, en plein coeur de Santiago. Je marche avec pour unique but de m’imprégner de la ville. Et après une centaine de pâtés de maison, une université, deux bus et un métro, je dois avouer que l’ambiance est plus européenne que latine.

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Le Chili est connu pour son vin et pour Pablo Neruda. Ceci explique pourquoi je me trouve actuellement à Isla Negra (qui est tout sauf une île), devant une tête de Pablo regardant les vagues se briser gentiment sur la côte. N’ayant aucune connaissance du personnage qu’était Neruda, la visite de sa maison me surprend beaucoup. En effet, j’apprend que le poète était un fan de navigation et il est difficile de prouver le contraire, lorsque l’on se perd dans l’immensité de l’océan, offerte par la vue de sa chambre. De plus, la multitude d’objets hétéroclytes a un rapport plus ou moins direct avec la mer. Malgré les touristes, l’endroit garde une ambiance particulière et nombreux sont ceux qui jurent ne trouver l’inspiration qu’ici.

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Jour 98 – Coeur usé

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Il est plus ou moins 6h00. Je me couche, exténué par ma première journée (et soirée) à Buenos Aires. En y repensant, la journée du 11 Avril n’avait rien d’exceptionnelle : Argentine, asado, apéro et discothèque… Classique.

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Le Pacha est LA boîte dance / electro de Buenos Aires. Dancefloor énorme, foule compacte et musique assourdissante obligent le mouvement du corps. Il est 5h30 et après avoir perdu successivement le couple d’anglais avec qui j’étais venu puis le groupe d’un ami argentin rencontré une semaine plus tôt, je me retrouve en train de parler avec une anglaise, à la fois très fatiguée et très agitée. Ma deuxième soirée à Buenos Aires se termine et, incroyable mais vrai, je suis encore plus fatigué que la veille.

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Je regarde, fasciné, les différents couples glisser sur la piste. L’homme et la femme tournent, s’arrêtent, tournent dans l’autre sens, lentement, parfois plus rapidement, mais sans jamais gêner les autres couples. La Catedral est une milonga (bar de tango) dans laquelle amateurs et professionnels se côtoient et se rejoignent pour partager un verre et une danse, le temps d’une chanson. L’ambiance Szimpla Kert (comprendra qui voudra) rajoute un quelque chose à l’endroit, le rendant chaleureux et magique à la fois. Cette fois, c’est décidé : j’aime le tango. J’aime l’Argentine.

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Jour 93 – Rosario

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« On est complet. » La réponse me prend de court. Je lui demande donc de répéter et, à ma grande surprise, il se trouve que j’avais bien compris la première fois. Jusqu’à aujourd’hui, j’étais fier de pouvoir affirmer qu’en quatre-vingt-treize jours de voyage, je n’avais jamais réservé un hôtel. En même temps, ne pas réaliser que la moitié de l’Argentine voyage durant la « semana santa » était un peu stupide de ma part.

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Je regarde satisfait la dizaine de porteños (habitants de Buenos Aires) en train de siroter leur vodka pomme. Ils aiment ça et le font savoir. Je me demande alors s’il n’y a pas une idée de business à explorer… Mais bon, il est trop tard (ou trop tôt) pour penser à cela. Je suis à Rosario, capitale de la fête et ville internationalement reconnue pour la beauté de ses plantes. Je lève la tête, admire la pleine lune et et souris tranquillement en pensant à la nuit blanche à venir.

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Jour 90 – Niagara tu pues

Cette fois encore, je ne vais rien dire ici car les photos parlent d’elles-même. Voici donc le lien vers les photos de Misiones et surtout des chutes d’Iguazú. Oui, il y a beaucoup – trop – de photos mais j’ai la flemme de les trier.


Jour 87 – Cedric’s Angels

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Le repas vient de se terminer. Sur les cinq argentines, trois ont goûté, deux ont aimé et seulement une a vomi. Compte tenu du fait que j’ai menti sur la dernière et que les argentins mangent leur viande très cuite, je suis plutôt satisfait de l’implantation du tartare à Córdoba. Et comme je ne suis pas vicieux, le menu de ce soir comprenait également une quiche. Certains diront que j’essaie d’introduire la « gastronomie » française en Argentine. Je répondrais seulement qu’il est possible de cuisiner français à Córdoba. Et c’est un bon point.

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Il fait sombre. Mes chaussures collent au sol. Tout le monde dégouline de transpiration. La musique est plus que connue. Les filles se sont mises sur leur trente-et-un, et les garçons, comme d’habitude, ont juste mis les premiers vêtements qu’ils ont trouvé dans leur placard. Après avoir franchi le pas de la porte, je peux affirmer que nous sommes bien dans une soirée étudiante; soirée psycho pour être précis (ceux qui étudient, pas ceux qu’on enferme). En France, les soirées étudiantes ont généralement lieues dans une boîte ou un bar miteux. En Argentine, c’est pareil; sauf qu’ils appellent ça un « antro ». Ce qui est assez comique sachant que « lieu de perdition » se traduit par « antro de perdición » en espagnol… Dans tous les cas, les argentins font la fête, et ça, c’est encore un bon point.

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Deuxième au niveau de la taille mais première ville étudiante d’Argentine, Córdoba est jeune et bouge donc beaucoup. Située proche de deux sierras et de plusieurs lacs artificiels, les alentours de la ville sont également agréables. Si l’on rajoute à cela la gentillesse des gens et les très bonnes amies qui y habitent, je dirais que Córdoba me plaît. Et ça, c’est un très bon point.

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Jour 80 – MDZ

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Le liquide passe presque trop facilement. Il faut dire que nous en sommes à notre quatrième dégustation d’eau de vie et une fois la gorge anesthésiée, on apprécie le fort alcool fruité. Il fait beau à Mendoza. Un temps parfait pour faire un tour à vélo des bodegas du coin. Cependant, avec seulement une distillerie de vodka et une maison de produits régionaux visitées, le mot « tour » devient un peu prétentieux.

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L’asado est le barbecue argentin. La différence ? L’asado est bien plus fourni, à la fois en quantité mais également en choix de différents morceaux. Comme le maté, l’asado est un moment convivial, de dégustation et de partage. Et que serait un asado à Mendoza sans vin ? Heureusement, la question ne se pose pas dans la capitale argentine de la viniculture.

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A Mendoza, la vie se passe ainsi : vin donc fête donc danse donc discothèque donc fatigué donc sieste donc faim donc asado donc vin. La boucle est bouclée. En tant que touriste j’ai échangé la « sieste » pour « visite », ce qui fait que ma « fatigue » en ai qu’augmentée. C’est peut-être pour cela qu’avant de me rendre à Córdoba, je fais un arrêt à San Luis, capitale nationale de la sieste.

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