Jour 32 – Condor Matzi

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Assis dans le hall de l’hostal, les yeux à demi-clos et encore embrumés, j’attends Natascha, Marielle, Clara et Jens. Je frissone un peu, plus du fait de l’heure matinale que de la température plutôt fraiche. Il est 6:00 et le marché de Zumbahua est déjà en ébullition depuis plus d’une heure. Nous nous dirigeons directement vers le marché aux animaux, situé en contre-bas du marché principal. On y vend et y échange moutons, cochons et lamas dans un joyeux bordel. Quelques chèvres se promènent par là. Nous sommes les seuls blancs dans tous le village. Après avoir fait quelques courses pour le repas du soir auquel je ne pensais pas assister, nous montons à l’arrière d’un pick-up. Trente minutes de cris stupides et joie infantile plus tard, nous arrivons à Laguna Quilotoa.

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Lorsque nous entamâmes la marche, nous étions loin de nous attendre à ce que nous allions voir. En effet, le début du chemin m’était familier : rocaille et végétation plûtot basse. Etant très mauvais en botanique, je peux seulement dire que cela ressemblait à la période estivale dans les Alpes du Sud. Le plus intéressant arriva trois heures plus tard lorsque nous nous retrouvâmes en pein désert. Nous ne nous étions pas encore remis de ce fabuleux choc lorsque cinquante mètres plus loin, nous entrions dans une fôret de sapins. Une heure plus tard, un brouillard épais et mystique changea une nouvelle fois le paysage. C’était presque trop. Et c’est avec un sourire fatigué et béa que nous terminâmes cette petite marche de six heures.

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Vivre le présent est beaucoup plus difficile qu’on ne le pense. On a tous en nous les traces du passé et tout le monde pense à son future plus ou moins proche. Ce week-end fut pour moi un moment présent. Je n’en attendais rien. J’ai pris les choses comme elles sont venues, sans penser un instant à ce que j’allais faire dans l’heure qui suivait. Evidemment, cela est impossible dans d’autres circonstances mais, comme diraient certains, c’est putain de bon. Comme le week-end fut parfait, la fin ne pouvait en être autrement : nous ne retournâmes pas à la civilisation en bus comme c’était prévu, mais dans le van d’un sympathique équatorien servant de guide pour des excursions à vélo.

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Pendant le week-end, on m’a posé la question suivante : « Quelle est la chose dont tu as le plus envie, à cet instant précis ? ». Je fermai les yeux puis les ouvris lentement : « Rester un peu plus longtemps ici ».

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One Comment on “Jour 32 – Condor Matzi”

  1. Joëline dit :

    Coucou Je ne manque pas d’aller voir ce que tu fais. Bravo c’est super. Et puis tu écris très bien dis moi ? J’adore la petite araignée mummmm Gros bisous


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