Cece Voyage

Asia 85 – You cannnnnn’t

25 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Concentration // Chiang Mai, Thailande

Je me sentais bien. Certes, le Sanssong y était pour quelque chose, mais pas seulement. Les centaines de lanternes flottaient tranquillement dans le ciel, telles une multitude d’étoiles oranges. Sur le ponton du Riverside, on parlait, souriait, buvait, sans trop savoir quel était le sujet ou qui était la personne en face. Une chose était sûre : on se sentait bien; je me sentais bien. Pour une première nuit à Chiang Mai, cela débutait plutôt bien.

Ail, poulet, tofu, oeuf, sucre, fish sauce, oyster sauce, soja, nouilles. Tous les ingrédients étaient réunis devant moi et j’étais excité à l’idée de cuisiner mon propre Phad Thai. Ce plat était devenu part intégrante de mon régime quotidien, principalement pour le petit déjeuner. Je n’avais jamais utilisé un wok auparavant et quelle erreur ! Salé, croquant et fondant. J’étais en train de goûter le chicken cashew nut que mon wok venait de créer. Et cela ne faisait que confirmer (pour la centième fois environ) que la cuisine thai était définitivement l’une des meilleures au monde. Loy Krathong et lanternes occupaient la fin d’après-midi. Et alors que l’on entrait à Fabric, la nuit ne faisait que commencer.

Il faisait très chaud et je transpirais à grosses gouttes. Ce qui était complètement normal puisque je me trouvais dans un sauna. C’était la deuxième fois depuis le début de mon voyage que je m’autorisais un petit luxe. Au quatrième étage d’un grand hôtel de Chiang Mai reposaient une piscine extérieure, deux saunas, un hammam et un jacuzzi. Le tout était fortement agréable et permettait d’évacuer le surplus d’éthanol de la veille. Et en Thailande comme partout, le luxe avait un prix. A Chiang Mai, cela équivalait à 4€. Parfois, il fallait s’avoir s’accorder de petites folies.

Cela avait le goût d’un lendemain de grosse cuite. Et pourtant, la soirée n’avait pas été exagérée. C’était plutôt l’accumulation des soirées précédentes qui pesaient sur moi;  sur mon foie et mon estomac pour être plus précis. Il était temps de changer d’endroit et surtout de régime nocturne.

On avait beau se promettre des choses, il était difficile de résister à l’appel de sirènes nommées Wisdom, Bebop, Monkey Magic et Bamboo. Et lorsque l’on apprenait que Bar était leur nom de famille, on pouvait facilement imaginer la suite. Bref, tout le monde était plus que bien. Certes, Pai c’était aussi sa nature photogénique et ses cascades rafraîchissantes facilement accessibles en scooter; ses pains pita dégoulinant de beurre à l’ail; ses shots de wheat grass ou son poulet foie à l’ail. Mais l’on avait tendance à l’oublier entre deux soirées.

Pour résumer cette semaine, une liste incohérente et désordonnée était nécessaire : Lucinda, Gary, Paul, Kelly, Bayoush, Alex, les néerlandaises (We love the Dutch !!!), Sanssong, Rooftop, Riverside, Fabric, hammered, Helen, les irlandais, les autres hollandais (Yes, we love the Dutch!!), les français, Happy House, Sony et Birkenstock (?!). Bref, un vrai bordel.

Couleurs dans le ciel // Chiang Mai

Choix des ingrédients // Chiang Mai

Sorti de prison // Chiang Mai

Tout juste sorti de prison // Chiang Mai

Future étoile // Chiang Mai

Paul Wolf // Chiang Mai

Toujours plus d'ingrédients // Chiang Mai

Ca se la pète grave // Pas loin de Pai, Thailande

Autoportrait // Autour de Pai

Premier arrivé ! // Pai

Chat de casseroles // Pai

Power nap // Pai

Scène typique à Pai // Wisdom Bar, Pai

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Asia 75 – En se dirigeant vers le Nord

10 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Erawan Fall 2 // Kanchanaburi, Thailande

Ah ouais, quand même ! Je devais avouer que devant la cascade numéro 7, je me sentais plutôt petit. J’avais beau me reculer, mon Sony R1 avait du mal à capturer l’ensemble de la chute dans toute sa grandeur. Les wouaou et it’s really beautiful s’étaient succédés tout au long de l’ascension. Les différentes tonalités de bleu, jaune et vert étaient vraiment magnifiques malgré la grisaille persistante et une petite baignade dans la numéro 2 était un pur bonheur de rafraîchissement. J’avais beau me plaindre à chaque fois que je traversais un endroit touristique, je devais reconnaître que certains lieux étaient des passages obligés. Erawan Falls en faisait largement partie. Mouais… En comparaison, le pont de la Rivière Kwai n’était pas des plus impressionnant malgré une histoire intense.

Il faisait chaud et le soleil était haut dans le ciel sans nuage. Je plissais les yeux afin de concentrer ma vision sur une chose se déplaçant lentement mais sûrement sur le trottoir, obligeant les passants à se pousser. Après m’être rapprocher d’une centaine de mètres, je pouvais maintenant confirmer qu’un éléphant marchait tranquillement dans le centre ville d’Ayutthaya. Mon excitation était vite retombée lorsque je constatais qu’un couple de touristes se trouvait sur le dos de l’animal, profitant d’un tour organisé. Dans certaines villes ils utilisaient des calèches. A Ayutthaya, ils préféraient les éléphants.

Ayutthaya n’est pas une ville dans laquelle on peut s’éterniser. Un ou deux jours sont amplement suffisant. Et pour se loger, il ne faut pas chercher plus loin que Bann Kun Pra. Certes, ils n’ont pas besoin de publicité car ils sont très bien référencés dans Lonely Planet; mais Ping et le reste du staff a été tellement attentionné que je ne peux que les recommander. Bien évidemment, l’endroit et super propre et son restaurant au bord de la rivière comblera les couples en quête de romantisme. Bref, j’ai aimé et je voulais le faire savoir.

Erawan Falls // Thailande

Same same but different // Erawan Falls, Thailande

Nageant dans la lumiere // Erawan Falls

Moustiques et bronzage // Erawan Falls

Numero 7 sous la grisaille // Erawan Falls

Le pont de la riviere Kwai // Kanchanaburi

Minivan a Ayutthaya // Thailande

Lien entre Boudha et le reste // Ayutthaya, Thailande

En pleine ville // Ayutthaya

Ombres et lumiere // Ayutthaya

Boudha qui pose // Ayutthaya

Boudha enracine // Ayutthaya

5 jambes // Ayutthaya

Waterproof Metro // Ayutthaya

... afin d'en acheter de nouvelles. // Ayutthaya

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Asia 70 – Légumes, escalade et mutilations

6 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Rue principale du Vegetarian Festival // Phuket Town, Thailand

Je ne pouvais m’arrêter de saliver. La rue était remplie de stands vendant tous types de plats possibles et imaginables. Me trouvant au milieu du Vegetarian Festival, il était évident qu’il allait être difficile de trouver de la viande ou de poisson. Mais cela ne m’empêchait pas de me régaler sur les Phad Thai, Spring Rolls et différents types de soupes aux champignons. Bref, pour mon vrai début en Thailande, j’étais plutôt bien tombé.

Puis sans vraiment savoir où aller, je me laissais guider vers Koh Phi Phi, île connue pour sa Maya Beach, simplement appelée The Beach dans le film éponyme. Le trajet en ferry passait au large de Maya Beach et la dizaine de bateaux mouillant à quelques mètres de la plage confirmait ce que je craignais : l’île est infestée. L’arrivée à Koh Phi Phi même renforçait ce sentiment. Mais bon, comme souvent, cela ne m’avait pas empêché de passer une excellente soirée à coups de buckets remplis de liquides plus ou moins colorés.

J’avais du mal à ouvrir la porte. Rien que le fait de serrer et tourner la poignée m’était difficile. Le dessous de mes avant-bras étaient courbaturés au possible. Dans ces situations, il était toujours intéressant de découvrir de nouveaux muscles. Certes, je pouvais à peine tenir des baguettes dans ma main mais cela en valait largement la peine. Par cela, j’entendais ma demie-journée d’escalade à Rai Leh. L’île était mondialement reconnue pour cette activité et il était facile de comprendre pourquoi : paysages magnifiques, tous types de difficultés, possibilité de débuter sa grimpette les pieds dans l’eau, vue imprenable une fois arrivé au sommet et je passe bien évidemment sur sa magnifique plage. L’île était touristique mais bien plus calme que Koh Phi Phi.

Putain de merde ! C’était sorti tout seul, sans forcer. Mais après avoir voyagé quatre heures en long tail boat et deux mini bus différents, je ne m’attendais pas à rater la procession de Trang de quelques minutes. La ville était fameuse pour ses marches du Vegetarian Festival particulièrement explicites niveau mutilations. Mais ayant des choses plus graves dans la vie, je décidais de retourner à Phuket Town le lendemain. Ce qui s’avérait être une bonne décision niveau trucs pointus dans la bouche. De plus, mon voyage en ressortait encore une fois enrichi d’une excellente rencontre.

Vegetarian sushis // Phuket Town

Romantique... ou pas // Phuket Town

En attendant le coucher du soleil // Koh Phi Phi, Thailande

Boulot en premier plan, escalade en deuxième // Rai Leh, Thailande

Rai Leh Beach // Rai Leh

Et toi, il est comment ton lieu de travail ? // Rai Leh

Vegetarian Festival du toit // Phuket Town

Ca bosse dur // Phuket Town

Ca sent l'encens // Phuket Town

Innocence // Phuket Town

Ca pique // Phuket Town

Possédé // Phuket Town

Le gang de Phuket // Phuket Town

Tu me passes un couteau ? // Phuket Town

Ca va péter // Phuket Town

Publicité // Phuket Town

Anarchie // Phuket Town

Lutter contre la chaleur // Phuket Town

Babel sous supervision // Phuket Town

Le village people méconnu // Phuket Town

Le scooter à la base de l'éducation thaïlandaise // Phuket Town

Car se flageller avec un martinet c'est complètement has-been // Phuket Town

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Asia 62 – Quitter Singapour

29 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Prieres dans la rue // Bangkok, Thailande

Au moins, le Phad Thaï était délicieux. C’était le bon point de la journée. Car acheter une caméra de qualité pourrie à un prix trop élevé à Sim Lim Square n’était pas une bonne idée. Décider d’aller Khao San n’était pas brillant non plus. Ce quartier aurait pu s’appeler Touriste Land, cela aurait été la même chose. Mais comme je l’ai dit, le Pad Thai était excellent; et pas cher du tout (0,50€). Pour une fois, Lonely Planet n’avait pas menti : en Thaïlande, il était moins cher d’acheter sa nourriture que de la préparer; et pour certains, probablement meilleur.

Le temps était gris et pluvieux. Si l’on ajoutait à cela le sentiment de m’être fait entuber comme un amateur, il m’était difficile d’apprécier Bangkok. Et pourtant, il y avait beaucoup d’attraits à la capitale thaïlandaise. Pour commencer, il y avait l’aspect culturel avec ses nombreux temples, richement décorés et remplis d’effigies de Bouddha. Ensuite, il était agréable et intéressant de se laisser flotter sur un des nombreux canaux du Chao Phraya, la rivière principale de Bangkok. Aller voir un match (huit pour être précis) de Muay Thaï m’avait transporté dans une ambiance incomparable. Et au risque de me répéter, la cuisine thaï était succulente et à un prix tellement dérisoire qu’il serait honteux de s’en priver. Certes, les lady-boys pouvaient surprendre. Mais Les Philippines m’avaient préparé à être sur mes gardes.

Je décidais donc de retourner à Singapour afin d’échanger ma caméra. Les événements changeaient, ce qui créait de nouvelles opportunités et découvertes. Comme par exemple mon retour à Singapour, dans Little India pour être précis, le jour des célébrations de Diwali. Cela signifiait un délicieux dîner indien gracieusement offert, avec feux d’artifices en prime. Un après-midi au Café del Mar et un dîner indien représentaient les cerises sur le gâteau. Mais après un cumul de neuf jours au même régime, il était temps de changer de dessert.

Traffic et poussiere // Bangkok, Thailande

Differents niveaux // Dans les canaux, Bangkok

Lutter contre le temps // Dans un temple, Bangkok

Reclining Buddha // Wat Pho, Bangkok

Donations // Wat Pho, Bangkok

Quand il etait petit, Boudha etait un Jedi // Wat Pho

Il n'est pas seul // Wat Pho

Prisonniers // Ratchadamnoen Stadium, Bangkok

Dans les cordes // Ratchadamnoen Stadium

Je crois que j'ai glisse // Ratchadamnoen Stadium

Singapour dans le flou // Serangoon Road, Singapour

Diwali se reflete // Little India, Singapour

Illumine la nuit // Temple sur Serangoon Road, Singapour

Architecture sympa // Pas loin de Sim Lim Square, Singapour

Diwali debute tranquillement // Mitraa Hostel, Singapour

Premier deces de Diwali // Singapour

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Asia 54 – Ballade sur Palawan

18 octobre 2009 · Un commentaire

Arrivée à Coron // Palawan, Philippines

Arrivée à Coron // Palawan, Philippines

Pour 14 EUR, Zest Air m’avait amené à Coron, qui se situait sur l’île de Busuanga, et non sur celle de Coron. Je n’avais pas vraiment le temps d’être confus car à peine arrivé, je me trouvais un petit bungalow au Krystal Lodge. Juste après avoir déjeuné au Bistrot Coron et ma digestion pas encore commencée, je m’embarquais sur un bateau franco-canadien, direction les îles alentours. Coron était connue pour ses épaves de navires japonais, coulés par les américains lors de la seconde guerre mondiale (ou l’inverse). Un de ces navires, enfin la carcasse, pointait le bout de son nez à un peu moins d’une dizaine de mètres de profondeur, donc accessible en snorkeling; intéressant pour ma première épave. Puis nous allions à Twin Lagoon, lagune d’eau chaude et froide entourée de Limestones acérées et parsemées de végétation verdoyante. Même si le soleil n’était pas au rendez-vous, c’était tout simplement magnifique. La fin de la journée réservait encore d’autres surprises comme l’incroyable coucher de soleil : les couleurs orange-rose se reflétaient sur la mer, découpant les bungalows sur pilotis en ombres chinoises; les quelques bateaux de pêcheurs complétaient la carte postale. La journée se terminait impeccablement bien avec pour dîner le meilleur filet de bœuf que j’avais mangé depuis des mois. Ce jeudi était donc bien rempli. Heureusement d’ailleurs, car les deux jours suivants étaient vides pour cause de pluies ininterrompues.

Je ne supportais pas lorsque les touristes pullulaient, comme c’était le cas à El Nido. Et pourtant, c’était mon endroit préféré de Palawan. Comment ne pas adorer les cool néerlandais avec qui la vie devenait simple comme un rhum and coke ? Comment ne pas lâcher des “c’est vraiment magnifique” lors de l’island hopping ? Comment résister aux crevettes au beurre à l’ail du Squidos ? Comment ne pas s’immerger dans la culture philippino en faisant un tour de l’île en moto (et en restant embourbé avec ses tongues qui disparaissaient sous la boue) ? Comment avoir un temps plus parfait après une pluie continue et horripilante ? Bref, même en y mettant de la mauvaise volonté, il m’était impossible de ne pas aimer El Nido.

Une fois que j’avais compris que le voyage permettait les rencontres et que les rencontres faisaient le voyage, la vie prenait un autre sens. Le temps pourri avait donc peu d’influence sur mon humeur, même lorsqu’il m’était impossible de visiter la rivière souterraine de Sabang, considérée comme une des nouvelles merveilles naturelles du monde. En effet, les rencontres japo-anglo-françaises remplissaient mes journées pluvieuses.

Rue principale // Coron, Philippines

Rue principale // Coron, Philippines

Cest beau même sans couleur // Coron Island, Philippines

C'est beau même sans couleur // Coron Island, Philippines

18:00 au Krystal Lodge // Coron, Philippines

18:00 au Krystal Lodge // Coron, Philippines

Baignade matinale // El Nido, Philippines

Baignade matinale // El Nido, Philippines

On est daccord : cest beau // El Nido, Philippines

On est d'accord : c'est beau // El Nido, Philippines

Linvasion // El Nido, Philippines

L'invasion // El Nido, Philippines

OK, je me pousse // Philippines

OK, je me pousse // Philippines

Big Lagoon // Philippines

Big Lagoon // Philippines

Et la lumière nétait même pas bonne // Philippines

Et la lumière n'était même pas bonne // Philippines

Comment râter la photo parfaite // Philippines

Comment râter la photo parfaite // Philippines

Snake Island // Philippines

Snake Island // Philippines

Jamais seul // Philippines

Jamais seul // Philippines

Un jour viendra... // El Nido, Philippines

Un jour viendra... // El Nido, Philippines

Dégueulasse // Philippines

Dégueulasse // Philippines

Dirt // El Nido island, Philippines

Dirt // El Nido island, Philippines

On sarrête pour prendre un photo ? // Philippines

On s'arrête pour prendre un photo ? // Philippines

Cest plus joli en vert (et bleu) // Philippines

C'est plus joli en vert (et bleu) // Philippines

Sacrée Régine // Philippines

Sacrée Régine // Philippines

Vue sympa depuis la route // Philippines

Vue sympa depuis la route // Philippines

Il ny a pas dâge // Philippines

Il n'y a pas d'âge // Philippines

Les gens me détestent et je ne sais pas pourquoi // De Bayview Hostel, El Nido, Philippines

Les gens me détestent et je ne sais pas pourquoi // De Bayview Hostel, El Nido, Philippines

Laffrontement // El Nido, Philippines

L'affrontement // El Nido, Philippines

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Asia 44 – Les pieds dans l’eau (sale)

6 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Batad // North Luzon, Philippines

Batad // North Luzon, Philippines

A part sur Adriatico street, il n’y avait aucun touriste à Manille. Ce qui de mon point de vue était un avantage. Je m’attendais donc à être l’objet de beaucoup d’attention. Il n’en était rien. Au début, je me sentais presque vexé. En effet, après trois semaines en Indonésie avec ses hello mister et where do you come from?, mon amour propre était bien haut. Je comprenais plus tard que les philippins ne jugeaient pas. C’étaient les gens les plus ouverts au monde. Lady-boy, touriste, grand, petit, gros, musulman, hindou ou homo, c’était la même chose pour eux : une personne. C’était pour cela que les gens dans la rue ne me prêtaient pas attention dans la rue, même lorsque j’était le seul blanc du quartier, torse-nu, de l’eau jusqu’aux genoux, en train d’acheter du riz au marché. Pour eux, j’étais juste un jeune gars; tout comme ceux s’essayant au karaoké et chantant plus faux que moi. Oui, c’était possible et personne ne critiquait; bien au contraire.

Je me réveillais vers 6h pour constater qu’il pleuvait toujours. Jericho revenait du marché pour nous annoncer que la rue était inondée. Et cela signifiait que l’eau me montait jusqu’à la taille. Nous apprenions plus tard que c’étaient les pires averses depuis 40 ans. Je restais donc bloqué deux jours dans Taguig City et, comme souvent dans ces cas là, c’était ma meilleure expérience de Manille. Jericho et sa famille partageaient avec moi leur logement, leur nourriture et leur alcool comme si j’étais un ami de longue date. On s’était rencontré le jour même…

Pas grand chose à dire des rizières de Banaue et Batad si ce n’est que j’étais légèrement déçu. Non pas que c’était décevant en soi mais je m’attendais à plus après avoir lu que cela appartenait au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le site était néanmoins joli, surtout lorsque le soleil sortait des nuages pour quelques instants afin d’illuminer les rizières. Et puis 6h de marche ne pouvaient faire que du bien après 4 jours de glandouille à Manille.

Le réveil était difficile. En même temps, à 25 centimes la bière, il fallait s’y attendre. Je me levais et me dirigeais vers la première salle de bain : fermée. Je me dirigeais donc vers la deuxième. J’ouvrais la porte et la refermais aussitôt. Quelqu’un n’avait visiblement pas survécu à la soirée de la veille. Je retournais à mon lit pour réaliser que celui qui avait repeint les toilettes se trouvait sur le lit superposé à côté de moi. La personne sortant de la première salle de bain me lançait, un poil énervé : he also threw up on my clothes ! Je compatissais et m’apercevais au même moment que l’entière zone des deux lits superposés avait été rebaptisée. Il était 7h. Mon sac fait, je partais pour l’aéroport, destination Palawan.

Il est marrant de constater que parfois, il est vraiment facile de savoir lorsqu’il faut partir. Un belge ayant vomi sur son lit à 1 mètre de vous est un bon indice.

Notre guide // Batad, Philippines

Notre guide // Batad, Philippines

Les rizières // Batad, Philippines

Les rizières // Batad, Philippines

Un touriste au milieu des rizières // Batad, Philippines

Un touriste au milieu des rizières // Batad, Philippines

Même pas eu besoin de guide pour la trouver // Batad, Philippines

Trouvée sans guide // Batad, Philippines

Encore plus de riz // Batad, Philippines

Encore plus de riz // Batad, Philippines

Cool ! En France il y a seulement les pigeons // Manille, Philippines

Cool ! En France nous avons seulement les pigeons // Manille, Philippines

En cuisine // Manille, Philippines

En cuisine // Manille, Philippines

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Asia 36 – Le Bali touristique

2 octobre 2009 · Un commentaire

Heureusement que cest la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Heureusement que c'est la saison basse... // Kuta Beach, Indonésie

Avant d’arriver à Bali, Flores nous réservait encore une incroyable aventure : 36h de ferry entre Labuan Bajo et Bali. Nous étions le 19 Septembre et c’était le dernier ferry avant l’Aïd el-Fitr (fin du Ramadan). Il n’y avait donc rien de surprenant à ce que le navire de 1009 places contenait plus de 2000 personnes. Cela signifie que les les gens dormaient de partout : dans les couloirs, sur le pont, dans les escaliers, à l’extérieur du bateau, etc… Et nous aussi ! Mais la meilleure partie du voyage vint sans conteste du fait que sur les 2000 passagers, nous étions les quatre seuls blancs. Autant dire que nous attirions l’attention. Et qui dit Indonésie, dit forcément bonnes intentions. Il nous était impossible de marcher plus de 20 secondes sans se voir offrir à manger, à boire, des conseils ou simplement un sourire, accompagné du maintenant classique hello mister. Je me suis même endormi lors d’un massage balinais, gracieusement offert par le sosie indonésien de Bruce Lee; et me suis réveillé en plein milieu d’un cercle dont j’étais le centre, formé par une foule d’indonésiens, amusés et curieux du touriste blanc; voir anormalement blanc en ce qui me concerne.

Kuta représente le type même de l’endroit que je déteste. C’est une station balnéaire remplie d’australiens et autres blancs, seulement intéressés par leur look et faire la fête. J’avais beau me plaindre, j’étais le premier à avoir profité du confort et de l’ambiance nocturne proposés par Kuta. Et même dans un endroit comme celui-ci, on peut faire de bonnes rencontres.

C’est donc avec soulagement, sous la pluie, de nuit et en scooter que nous nous dirigions vers Ubud. Avec l’aide des locaux, nous arrivions à destination une heure plus tard. Nous avions à peine le temps de descendre du scooter que nous nous retrouvions devant un spectacle magnifique. Certes, cette danse Kecak était organisée exclusivement pour les touristes, mais cela n’enlevait  rien à l’intensité du show. Pendant environ 1h30, deux femmes, un homme et un monstre se sont succédés pour danser autour du chandelier. Ils étaient entourés par une cinquantaine d’hommes assis, chargés de créer l’atmosphère mystique de la danse. Cela consistait en un chant monosyllabique et des mouvements convulsifs et discontinus. Comme la plupart des touristes, j’étais captivé.

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Kecak and Fire // Ubud, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Lost in Ubud // Bali, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Open Salle de Bain // Kuta, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Une plage // Bali, Indonésie

Chillin // Uluwatu, Indonésie

Chillin' // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Pura Luhur // Ulu Watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Recherche dentiste // Ulu watu, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie

Good Night Kuta // Bali, Indonésie

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Asia 32 – Flores au parfum d’Arak

27 septembre 2009 · Laisser un commentaire

Vue du Paradise Bar // Labuan Bajo, Indonésie

Vue du Paradise Bar // Labuan Bajo, Indonésie

Cedric, the bus is here. J’ouvre les yeux, me lève, plonge mon visage dans la douche indonésienne, m’essuie, enfile mon pantacourt et mon t-shirt, ferme mon sac, manque de tomber en le jettant sur mon dos, positionne mon autre sac à dos en position ventrale, ouvre la porte et sort de l’hôtel. Pas de bus. Il est six heures du matin. J’ouvre les yeux puis les referme. Je respire un grand coup, ré-ouvre les yeux et commence à analyser mon environnement : une femme en pyjama sur le seuil de l’hostel en réparation me sourit. Un bruit de klaxon me fait me retourner. Sur le bus est inscrit Bajawa – Ende -Maumere.  Je suis donc à Bajawa, c’est un début.

Je rentre la tête dans le bus. Ça va beaucoup mieux bien que la stabilité de mon estomac reste précaire. Alors que la dame devant moi continue d’arroser la route de son petit déjeuner, la nuit d’hier me revient : après avoir rencontré Francisco (indonésien de 54 ans ayant vécu en Belgique et ressemblant à Maradona au pire de sa forme), nous assistons à un match de volley en plein air (banquiers contre policiers) suivi d’un Arak/Sprite. Puis l’heure du dîner arrive, immédiatement accompagné de Bintangs. Sans vraiment savoir comment, nous nous retrouvons en plein milieu d’une fête familiale. C’est l’anniversaire d’une petite femme de 57 ans et pour cette occasion, toute la famille est réunie; nous inclus. Entre un verre d’Arak et une assiette d’excellente nourriture inconnue, un micro m’est glissé dans la main et toute la famille m’encourage à chanter. L’Arak aidant, j’oublie que le chant ne fait pas partie de mes points forts et c’est devant l’objectif de plusieurs caméras que je me mets à chanter, en indonésien évidemment…

Ma tête et la moitié de mon bras reposent de l’autre côté de la fenêtre du bus. Je somnole, bercé par le balancement et l’air créé par le lent mouvement du véhicule. Hello Mister ! J’ouvre le yeux, souris et lance des Selamat Pagi à la centaine d’écoliers se rendant en cours. Soudain, une main claque la mienne. J’ai à peine le temps d’être surpris qu’une autre main atterrit dans la mienne; puis une troisième, une quatrième et une cinquième. A partir de ce moment, chaque écolier assez proche du bus saute pour me claquer un high five. Je réalise alors deux choses : de un, je suis heureux; et de deux, si on me le demandait, ce moment précis définirait précisément ma notion du voyage.

Evidemment, voyager se sont également des soirées Arak en compagnie de locaux; un lever de soleil du haut du cratère de Kelimutu et ses lacs aux trois couleurs; un marché hebdomadaire de Moni animé par de jeunes et beaucoup moins jeunes femmes, dents rougies et esprits libérés par la Betel Nut; attente d’environ 1h30 pour un Nasi Campur simplifié; ou un trek de trois heures terminé par deux cascades. Mais quelle était la meilleure partie de Flores  Sans hésiter, il y en a deux, répondant aux noms de Carol and Heike. Car après plus de six mois de voyages, on se rend compte que les plus beaux paysages ne sont rien en comparaison des meilleures rencontres.

Green Tree Snake // Paradise Bar, Indonésie

Green Tree Snake // Paradise Bar, Indonésie

Nouvelle coupe // Labuan Bajo, Indonésie

Nouvelle coupe // Labuan Bajo, Indonésie

Rue principale de Labuan Bajo // Flores, Indonésie

Rue principale de Labuan Bajo // Flores, Indonésie

Tu sais, jai plein de choses à te dire // Labuan Bajo, Indonésie

Tu sais, j'ai plein de choses à te dire // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 1 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 1 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 2 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Photo Mister 2 ! // Labuan Bajo, Indonésie

Cest lheure de rentrer les gars ! // Labuan Bajo, Indonésie

C'est l'heure de rentrer les gars ! // Labuan Bajo, Indonésie

Vaisselle irréelle // Labuan Bajo, Indonésie

Vaisselle irréelle // Labuan Bajo, Indonésie

Meilleur Soto Ayam dIndonésie // Labuan Bajo, Indonésie

Meilleur Soto Ayam d'Indonésie // Labuan Bajo, Indonésie

A la vitesse de la lumière (ou presque) // Labuan Bajo, Indonésie

A la vitesse de la lumière (ou presque) // Labuan Bajo, Indonésie

Parfois, photo ratée nest pas // Moni, Indonésie

Parfois, photo ratée n'est pas // Moni, Indonésie

Princesse de Moni // Flores, Indonésie

Princesse de Moni // Flores, Indonésie

Le lever de Kelimutu // Flores, Indonésie

Le lever de Kelimutu // Flores, Indonésie

Coffee Kelimutu // Flores, Indonésie

Coffee Kelimutu // Flores, Indonésie

Green Lake // Kelimutu, Indonésie

Green Lake // Kelimutu, Indonésie

Black Lake // Kelimutu, Indonésie

Black Lake // Kelimutu, Indonésie

Heike ! // Kelimutu, Indonésie

Heike ! // Kelimutu, Indonésie

LAngleterre au sommet // Kelimutu, Indonésie

L'Angleterre au sommet // Kelimutu, Indonésie

Lifes a bitch // Moni, Indonésie

Life's a bitch // Moni, Indonésie

Clair manque dentraînement // Moni, Indonésie

Clair manque d'entraînement // Moni, Indonésie

Regard sur le futur // Rainbow Restaurant, Moni, Indonésie

Regard sur le futur // Rainbow Restaurant, Moni, Indonésie

Ferry Labuan Bajo - Benoa // Indonésie

Ferry Labuan Bajo - Benoa // Indonésie

Suivre la lumière // Indonésie

Suivre la lumière // Indonésie

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Asia 25 – Gros lézards

27 septembre 2009 · Laisser un commentaire

En route pour Komodo // Lombok, Indonésie

En route pour Komodo // Lombok, Indonésie

Nous venons de nous faire snobber par un lézard. Cela aurait pû être vexant si la bête ne mesurait pas plus de deux mètres. Sur l’île de Komodo, les dragons sont rois. Celui que nous venons de croiser sur l’étroit chemin ne s’est pas arrêté et ne nous a pas accordé la moindre attention. Soit nous ne l’intéressons pas, soit il s’est habitué à la présence humaine. Malheureusement, je pencherais plus pour la deuxième explication vu qu’hier soir, trois varans énormes dormaient tranquillement à côté du restaurant. Bien qu’étant impressionants, les dragons de Komodo ne me paraîssent pas monstrueux compte tenu du fait que j’ai eu la chance de croiser plusieurs fois des monitor lizards. A part la nuit passée sur le bateau à la belle étoile, Komodo n’aura pas retenu mon attention.

Rinca (prononcée Rincha) est à moins de deux heures de bateau de Komodo island et pourtant très différente. Cela commence par la beauté. Alors que Komodo est quelconque, il se dégage de Rinca un certain charme, certes largement aidé par une vue plongeante sur la baie, accessible après cinq minutes de marche pour atteindre le sommet d’une des nombreuses petites collines. Concernant l’attraction principale de l’île, les varans de Rinca sont plus petits que ceux de Komodo, mais largement plus nombreux et plus sauvages. Plus tard dans la soirée, nous buvons des Bintangs sur le bateau de la police maritime. Par chance, notre embarcation mouillait à côté de la leur et ils étaient plus que content de fêter leur permission avec nous, après plus d’un mois en mer.

Mister photo, photo mister ! Après l’Amérique du Sud et sa population plutôt réticente à être photographiée (ou alors contre rétribution), je dois avouer que les demandes des enfants de Labuan Bajo pour poser devant l’objectif me surprennent agréablement. Alors que l’ensemble des touristes passent par la rue principale, nous décidons de passer par le port. Il est vrai que l’endroit peut freiner le badaud : tôles ondulées pour maisons, terre pour chemin, animaux mangeant dans les ordures omniprésentes et enfants jouant avec eux. En résumé, le village portuaire de Labuan Bajo ressemble plus à un bidon-ville qu’à autre chose. Toujours est-il que les gens sont super sympas, comme c’est toujours le cas avec des personnes non impliquées dans le tourisme.

Il n’y a pas grand chose à faire à Labuan Bajo mais l’endroit reste agréable. Et un verre au Paradise Bar nous a permis de voir de très près (à portée de main pour être précis) un green tree snake. Les locaux nous informent que la bestiole est venimeuse. Mieux, la morsure est mortelle si non-traitée dans les trois heures. Encore mieux, l’hôpital le plus proche est à Bali, à une heure et demie d’avion de Flores. Et il n’y a pas plus de deux vol par semaine. Bref, c’est assez déconcertés que nous regardons un local essayait d’attraper le serpent avec un mince bâton de la taille d’une paille…

Photos de Flores dans le prochain article.

En route pour Komodo // Sape, île de Sumbawa, Indonésie

En route pour Komodo // Sape, île de Sumbawa, Indonésie

En attendant le bateau // Sape, Indonésie

En attendant le bateau // Sape, Indonésie

Arrivée à Komodo // Komodo Island, Indonésie

Arrivée à Komodo // Komodo Island, Indonésie

Hôtel 5 étoiles (avec moustiquaire) // Komodo, Indonésie

Hôtel 5 étoiles (avec moustiquaire) // Komodo, Indonésie

Marche de lEmpereur // Komodo, Indonésie

Marche de l'Empereur // Komodo, Indonésie

Encore mieux que le double effet Kiss-Cool // Rinca, Indonésie

Encore mieux que le double effet Kiss-Cool // Rinca, Indonésie

Je me balladais, sur lavenue... // Rinca, Indonésie

Je me balladais, sur l'avenue... // Rinca, Indonésie

Première vision au réveil // Rinca, Indonésie

Première vision au réveil // Rinca, Indonésie

06:00 // Rinca, Indonésie

06:00 // Rinca, Indonésie

Tout équipé // Rinca, Indonésie

Tout équipé // Rinca, Indonésie

Rinca tout simplement // Indonésie

Rinca tout simplement // Indonésie

Je tai vu // Rinca, Indonésie

Je t'ai vu // Rinca, Indonésie

Un des deux devait être flou // Rinca, Indonésie

Un des deux devait être flou // Rinca, Indonésie

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Asia 20 – On the Road Again (avec photos)

25 septembre 2009 · Laisser un commentaire

Contemplation // Borobudur, Indonésie

Contemplation // Borobudur, Indonésie

On se déshabitue vite d’Internet lorsque l’on voyage. La vitesse de connexion étant souvent très basse, je passe plusieurs heures à lire mes emails, y répondre et mettre à jour le blog. C’est donc les yeux fatigués que je sors du cyber-café. Je me promène et m’imprègne pour la première fois de Yogyakarta. Sosrowijayan est certes un quartier touristique mais cela ne l’empêche pas d’être surprenant dans son authenticité : en une demie-heure de ballade, je me suis faufilé dans les rues étroitres du quartier; j’ai mangé des beignets et des oeufs non identifiés dans la rue juste avant de me retrouver dans le quartier des plaisirs, le tout berçé par l’appel de la prière. J’arrive dans une rue plus large et illuminée. Je dois m’arrêter pour laisser passer un cheval. Pour résumer, Yogyakarta commence bien. Et ce ne sont pas les Borobudur et Prambanan du lendemain qui diront le contraire.

Négocier est un art. Pour certains, cela est pénible voire agaçant. Perso, j’adore ça. Tout comme l’Amérique du Sud, l’Asie permet de négocier les prix d’absolument tout et n’importe quoi. Après avoir négocier un billet d’avion, je me retrouve en train de discuter le prix de batiks artistiques. J’ose à peine imaginer le prix que certains touristes paient lorsque, après environ trente minutes de parlotte, j’achète quatre batiks pour le tiers de leur prix initial. A la fois vivante, vivbrante et accueillante, Yogyakarta est mon coup de coeur de Java.

Les trains indonésiens sont généralement confortables. Ce fût le cas pour mon trajet Jakarta – Yogyakarta en classe Superior. Je décide donc de reprendre la même classe pour Yogyakarta – Surabaya. Les six heures de trajet de nuit furent glaciaires, la climatisation devant être réglée sur -6°C (environ). La couverture fournie par le staff suffit à peine à me garder en vie. Je décide donc de prendre la classe inférieure pour mon Surabaya – Denpasar. Cette fois çi, pas de clim’ d’où un niveau de sudation maximum. Mais bon, après deux semaines en Asie du Sud-Est, la transpiration par litres est quotidienne et cela évite l’hypothermie. Bref, c’est vivant mais crevé que j’arrive à Padangbai, à l’Est de Bali. Et dire que demain c’est reparti pour vingt-quatre heures de bus…

Méditation // Borobudur, Indonésie

Méditation // Borobudur, Indonésie

Ils ont tué Boudha ! // Borobudur, Indonésie

Ils ont tué Boudha ! // Borobudur, Indonésie

Tout en ombres // Borobudur, Indonésie

Tout en ombres // Borobudur, Indonésie

Prambanan // Indonésie

Prambanan // Indonésie

Où est Charlie ? // Prambanan, Indonésie

Où est Charlie ? // Prambanan, Indonésie

Marché de Yogyakarta // Indonésie

Marché de Yogyakarta // Indonésie

En plein boulot // Yogyakarta, Indonésie

En plein boulot // Yogyakarta, Indonésie

Fin de journée // Yogyakarta, Indonésie

Fin de journée // Yogyakarta, Indonésie

Rock Attitude // Yogyakarta, Indonésie

Rock Attitude // Yogyakarta, Indonésie

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