WordPress à la retraite

Après avoir utilisé ce blog pendant plus de 2 ans, j’ai décidé de passer sous Tumblr.

Pour ceux qui le reçoivent par email, vous allez automatiquement recevoir le nouvel blog de la même manière, donc vous n’avez rien à faire. Par contre, il se peut que vous ratiez les premiers articles/photos donc allez faire un saut sur soliche.tumblr.com.


Kimchi d’automne

 

Automne // Seoul

Le froid me transperce de toutes parts alors je marche vite, la capuche baissée et les mains dans les poches. Je passe devant de nombreux restaurants et convenient stores encore ouverts. C’est ma deuxième nuit en Corée du Sud, il est 3h du matin et je trouve cela génial d’être dans une ville qui ne dort pas. J’accélère le pas et quelques minutes plus tard, l’enseigne apparaît au coin de la rue. Je m’arrête à l’entrée et lève la tête. Le bâtiment fait au moins 5 étages. Je rentre, paie 8€, me rends au vestiaire, me déshabille et descends aux bains. Je pousse la porte, traverse les vapeurs d’eau chaude et m’assoie devant l’une des nombreuses douches pour me laver. Une fois savonné et rincé, je me lève et rentre dans un des huit bains d’eau chaude, celui aux herbes médicinales. Et là, le temps qui avait ralenti depuis mon entrée dans le bâtiment, s’arrête. L’eau est à la limite de me brûler mais la sensation de bien être est trop enveloppante pour m’en soucier. Et même les passages répétés dans le bain d’eau froide entre chaque bain chaud ou session de sauna n’enlèvent rien à l’effet apaisant du lieu. La suite est plus banale : le Silloam se compose de cinq étages mixtes incluant des endroits pour dormir, regarder des DVD, lire, un Internet café, des snacks, des saunas, une salle à oxygène, une ice room et j’en passe. J’ai maintenant sommeil. Je monte au dernier étage et m’allonge sur un tatami. Je m’endors tranquillement en pensant que je peux à la fois inclure et rayer un item de ma bucket list : le Jjimjilbang.

Contrairement à ce que je pensais, c’est moins caoutchouteux et plus juteux. Comme à chaque fois, le plus dur est de faire abstraction de la nature de l’aliment. L’excellent goût de noisette qui apparaît très fort dès le début et la texture, plutôt banale, me font très vite oublier que je viens d’avaler est un ver ; ou une larve, je ne sais pas trop. Jim, comme je l’ai appelé, n’est pas représentatif de l’art culinaire coréen mais mérite d’être mentionné. Il est 11h38. J’arrache le sachet de marrons chauds achetés à la vendeuse qui m’avait fait goûté Jim et cours en direction du parking. Si j’ai bien compris, le bus part à 11h40 et, en langage coréen, cela signifie que le bus part vraiment à 11h40. C’est donc tout transpiré que je m’installe dans le bus qui démarre. Après une gorgée d’eau, je regarde, un peu frustré, mes doigts noirs et brûlés. Ce n’est pas de la fainéantise mal placée : en Corée du Sud, les marrons chauds vendus dans la rue sont généralement déjà épluchés. Certains vont dire que cela leur enlève tout leur charme. Pas moi. Pas ici. Et c’est pour ça que j’aime la Corée du Sud.

Vidéo du voyage : http://vimeo.com/19165044

 

Vue du café // Seoul

Inwangsan // Seoul

Bouddha on the path // Seoraksan

Power Ranger ! // Sokcho

Bulguksa // Gyeongju

Bulguksa // Gyeongju

Bulguksa // Gyeongju

Choix difficile // Gyeongju

Tumulus, tombes royales // Gyeongju

Emplacement de pêche // Jeodong

Crunch // Jeodong

Bonne journée // Jeodong

Seiche séchant // Ulleungdo

A table // Ulleungdo

Auberge de jeunesse (dorée) // Busan

Vue depuis Pobi's Guesthouse // Busan

Pobi // Busan

Bon appétit // Busan

Bon appét.... // Busan

Ventouses // Busan

Némo // Busan

Des grosses moules // Busan

Dites Kimchi // Jeonju

Salut ! // Jeonju

Kaki sur toit // Jeonju

Hot -kimchi- Dog // Jeonju

Chat l'exorciste // Jeonju

Dessert japonais // Seoul

Repas coréen // Seoul

Alien coréen // Seoul


C’est une histoire

Miroir d'eau à Bordeaux

C’est une histoire de trains. Celle que l’on entend le matin très tôt, debout sur le quai de la gare, à attendre à moitié endormi le premier TER de la journée dans lequel on ne se souviendra pas être monté. On s’endort alors assis, les bras croisés, la tête légèrement penchée et complètement inconfortable. Une autre fois, ce sera recroquevillé sur une place double, avec cet entre-siège se plaçant parfaitement entre vos deux côtes douloureuses, ou encore sur un des six lits composant une cabine couchettes. A l’arrivée, on est fatigué. A l’arrivée, la gare est différente. A l’arrivée, on est différent.

C’est une histoire de villes. Celles qui sont nouvelles pour nous et qui se laissent découvrir, au gré des ruelles et des lignes de bus, à travers les places et les parcs, à l’intérieur des musées et des gares, mangeant un sandwich et buvant des canons, croisant les habitants et les touristes. Certaines villes sont très ouvertes et chaleureuses alors que d’autres sont plus réservées et se dévoilent plus lentement. Il y a les dynamiques, les paisibles, les fêtardes et les cultivées. Beaucoup sont similaires, toutes sont différentes.

C’est une histoire avec des gens. Ceux sans qui les trains, les villes et tout le reste ne seraient rien. Ces gens qui vous font partager leur quotidien et leur famille et qui commencent toujours leurs phrases par : « Fais comme chez toi! ». Il y a les amis de longue date, ceux croisés brièvement et tous les autres, pas encore rencontrés. Ils sont importants ces gens qui nous font rire et pleurer, qui nous enchantent et nous énervent. Tout cela pour dire qu’il existe une petite blonde et un petit blond, que l’on se voit très rarement, que l’on ne partage pas énormément de choses, que l’on ne vit pas de la même façon et que l’on n’envisage pas les mêmes choses sous le même angle. Bref, que l’on est très différent et que pourtant, si cela dure, c’est que l’on doit se comprendre, ne serait-ce qu’un petit peu. Et finalement quand on y pense, c’est déjà pas mal.


Réminiscences

Une des choses qui m’ont le plus surpris dans mes voyages concerne les enfants. Alors qu’en France les bébés sont sur-protégés, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est, les bébés sont complètement laissés à leur environnement, ce qui signifie débrouille, nature, saleté et animaux (généralement considérés comme nourriture). Et cette bande-annonce m’a rappelé tout cela.

Contrairement à la bande-annonce de Babies, l’image donne envie de vomir et le son n’est pas égalisé. Mais bon, l’intention y est. Voici donc un petit film de mon Tour du Monde.


Le retour

 » Alors, c’était comment ? « 

Depuis une semaine, c’est la phrase que j’entends le plus souvent, généralement suivie de  » Et c’est pas trop dur de revenir en France ?  » Pour répondre, je dirais que mon voyage était génialement exceptionnel, ou magiquement hallucinant, ou incroyablement épatant. Bref, c’était très bien. Et pour l’instant, le retour en France n’a pas été trop dur car je n’ai fait que boire, manger, voir la famille et les amis. Cela sera certainement une autre histoire lorsque je commencerai à bosser.

Et comme je l’ai dit aux gens rencontrés, hors Europe, il y a 3 pays qui, pour moi, sortent du lot : l’Argentine, l’Indonésie et le Japon. Pourquoi ? Bien que les trois sont fondamentalement différents, j’ai été envoûté par le même triptyque : gens, culture et paysages. Evidemment, cela est complètement subjectif. D’ailleurs, après presque un an de voyage, je me suis rendu compte d’un truc : ce ne sont pas les paysages qui font le voyage; ce sont les rencontres.

 » Et j’imagine que c’était une expérience formidable ?  » Oui ça l’était. Et on me demande aussi souvent si j’ai changé. Je ne crois pas que les voyages m’aient radicalement transformé mais je pense avoir compris deux choses : le temps passe vite et j’aime les gens. C’est certes super simple et tout le monde le sait plus ou moins, mais peu de personnes se bougent vraiment le cul afin d’en profiter. Ce ne sont donc pas vraiment des résolutions du nouvel an mais dès que j’ai posé les pieds en France, j’étais déterminé à occuper ma vie. Alors donnez un coup de pied au cul de votre voisin et dites lui d’aller visiter des villes françaises où il n’est jamais allé; dites-lui de choisir sur son facebook les gens qui comptent vraiment pour lui, de les appeler et de faire une bouffe avec eux; réveillez-le à 8h du matin car les journées sont trop courtes; motivez-le pour qu’il apprenne le japonais et qu’il se mette à la guitare; encouragez-le à faire plus de sport comme du footing ou de l’Aïkido; poussez-le à aller voir sa grand-mère afin qu’elle lui dévoile les petits secrets de ses plats délicieux; et pour finir, donnez-lui une petite claque et dites-lui de sourire. Cela le réveillera. En tout cas, c’est tout ce que j’ai prévu de faire car pour moi, le voyage a été ma claque. A propos, rien ne vous empêche de vous en donner une petite. Croyez-moi, on en a tous besoin.

Sinon, voilà une petite vidéo. C’est un peu la bande-annonce d’une vidéo plus longue qui arrivera plus tard. Une version de meilleure qualité est disponible ici. (90 Mo)


Asia 128 – Tokyo pour la fin

Bienvenue à Tokyo // Tokyo, Japon

Magique, féérique, poétique… Ce musée ne se visitait pas, il se ressentait. D’ailleurs, les centaines d’enfants se pressant contre les vitres et courant de partout renforçaient l’ambiance si particulière du lieu. Le musée du Studio Ghibli ressemblait à une grosse maison chaleureuse pleine de peluches. Et puis le court métrage exclusif au musée sur l’univers de Totoro m’avait transporté. C’était décidé : dès que je rentre en France je m’organise une soirée Ghibli accompagnée d’un grand bol de chocolat chaud.

Je voulais y rester au moins 5 minutes mais un éclair de doute me traversait l’esprit : j’étais seul dans la pièce et je transpirais à grosses gouttes. Mais ce qui me préoccupait le plus c’était le fait que mes muscles commençaient à se tétaniser. Ecoutant plus ma logique que ma témérité, je décidais de sortir du bain. Ma peau était rouge, comme après un coup de soleil. Je ne savais pas à quelle température était l’eau mais elle était bien plus chaude que celle du bain à 40°C. C’est donc en mode écrevisse que je me jetais des bols d’eau froide sur le corps. Et là, en sortant du sento, l’erreur. Le japonais en train de se déshabiller me dévisageait. Il n’était pas choqué parce que j’étais à poil ou écarlate. Non, il était offusqué car j’avais oublié ma serviette dans le casier et que je gouttais sur le sol du vestiaire. Je croyais qu’il allait sortir un katana et me couper un bras. Il s’est contenté de me mépriser avant de rentrer dans le bain.

Il était 8:05 et 1 seconde lorsque la voix du chef de station s’élevait pour s’excuser du retard du métro qui devait arriver à 8:05. 42 secondes plus tard, soit 8:05 et 43 secondes, le métro arrivait. Malgré deux semaines passées au Japon, la précision, la politesse et la qualité du service fourni aux clients m’impressionnaient toujours. Après avoir utilisé des dizaines de bus, trains et métros, je n’avais pas eu l’occasion de subir un seul retard en 16 jours. Le Japon était un pays organisé, c’était un fait. C’est pourquoi les nombreux paradoxes étaient surprenants : de nombreuses rues n’avaient pas de nom, même à Tokyo; bien que polis, les japonais rentraient dans le métro ou le train avant de laisser sortir les gens; bien qu’étant extrêmement déplacé d’extérioriser ses sentiments et de se faire remarquer, il était très courant de voir des businessmen complètement torchés à 20:00, titubant dans la rue avant de s’écraser la face contre le sol. Mais tous ces petits détails inexplicables ne faisaient que rajouter de la profondeur au pays, en le rendant plus humain.

Alors que l’escalator m’emmenait doucement vers l’immigration, je passais sous un panneau « We hope to see you again ». Je remontais à contre sens afin de relire l’inscription et c’est avec un petit pincement coeur que je lui répondais mentalement : je reviendrai, c’est promis.

Anna pas contente // Tokyo

Balade à Shibuya // Tokyo

Cerisiers en fleur // Tokyo

Il n'est pas mort. Il a seulement déménagé. // Tokyo

Surprise ! // Tokyo

Au Japon, il est interdit de fumer dans la rue // Tokyo

Plutôt ressemblant // Tokyo

Friendship Bracelet // Tokyo

Obi-Wan Kenobi était japonais // Tokyo

Immeuble à Shinjuku // Tokyo

Metropolitan Government Building // Tokyo

Tokyo by night // Japon

Uogashi nihon-ishi : sushis au meilleur rapport qualité prix // Tokyo

Attente // Tokyo

Le cosplay me tourne le dos // Tokyo

Sacrée Alice // Tokyo

Solitaire // Musée Ghibli, Mitaka

Apparemment, lui il s'en foutait // Tokyo

Shibuya avant l'invasion // Tokyo

Soirée à Shinjuku // Tokyo

Akihabara // Tokyo

Au-dessus de la Sibérie // Dans l'avion de retour


Asia 122 – Sentiments au Japon

Première journée artistique à Kyoto // Japon

Anna, Fumi, ses amis et moi accélérions le pas. Nous nous retournions une dernière fois avant de disparaître au coin de la rue alors que la tenancière de l’Izakaya était toujours pliée en deux; et cela faisait déjà 20 secondes. Nous étions vraiment mal à l’aise par cette profonde politesse, c’est pourquoi nous voulions être rapidement hors de vue afin qu’elle puisse se redresser. Elle nous remerciait le plus sincèrement et poliment possible alors que c’était nous qui avions envie de nous prosterner devant elle tellement sa cuisine avait été délicieuse. Les sashimis tout spécialement étaient les meilleurs jamais testés par mes papilles. J’avais déjà eu l’occasion d’apprécier la politesse japonaise, mais là c’était différent. C’était une chose que l’on rencontre très rarement de nos jours, au point que l’on ne sait pas trop comment réagir lorsque cela nous arrive. C’était plus que de la politesse. C’était du respect.

Je fermais les yeux et réfléchissais vraiment. Qu’est-ce que je pouvais bien vouloir ? Ma famille n’était ni mal en point ni dans le manque; ma jeunesse collégienne, lycéenne et universitaire ont été magnifiques; je pouvais me targuer d’avoir des amis dans le monde entier; j’étais en bonne santé; et j’étais actuellement en voyage autour du monde. Non vraiment, je ne pouvais pas me plaindre ni demander quoi que ce soit. J’étais déjà trop gâté. Alors je me mettais à penser à tous ceux qui n’avaient pas ma chance et je voulais vraiment qu’ils puissent connaître le même bonheur que moi. Mais comment l’exprimer en une phrase ? J’étais donc là, devant ma tuile, à essayer de formuler un voeux. Je trouvais l’idée vraiment excellente de pouvoir acheter une tuile afin de participer à la conservation du temple Todaiji. Et en même temps, vu que c’était un endroit religieux, on pouvait y écrire un souhait afin qu’il se réalise. Puis tout d’un coup, j’avais trouvé ! Que fait-on lorsque l’on est heureux ? On sourit. Et c’est vraiment tout ce que je pouvais souhaiter à tous ceux qui n’avaient pas ma chance : la possibilité de sourire.

L’aquarium d’Osaka était de classe mondiale et cela se voyait. Comment ne pas lancer un « trop mignon » devant les loutres, sourire en voyant les pingouins se déplacer ou essayer de caresser un requin baleine à travers la vitre. Bref, j’étais émerveillé comme un gosse et je n’étais pas le seul. En regardant autour de moi, je pouvais voir des étoiles briller dans les yeux de la marmaille environnante, mais également chez les moins jeunes. Une fois passée la porte du Kaiyukan, tout le monde était retombé en enfance, oubliant pour une heure ou deux  la grisaille du monde.

Japon gris // Kyoto

Tradition et modernisme // Kyoto

Jardin japonais // Kenninji temple, Kyoto

Autre jardin japonais // Kenninji Zen Temple

Twin dragons // Kenninji Zen Temple

Belle couleur // Supermarché, Kyoto

Un français à Kyoto // Japon

De loin le meilleur Izakaya (et le plus cher) // Kyoto

Les biomans étaient en train de faire les courses // Kyoto

Etudiants d'art japonais en pleine fresques // Museum of Modern Art of Kyoto

Vraiment trop cool // Kyoto

Tapis d'automne // Dans le parc du palais impérial, Kyoto

Tâcheté // Kyoto

En se baladant dans le parc // Kyoto

Fragile, éphémère et magique // Kyoto

Golden Pavillon // Kinkakuji Temple, Kyoto

En montant vers Kiyomizu // Kyoto

Souvenirs de Kiyomizu // Kyoto

Journée musée au collège // Kiyomizu temple

DJ Koisuke // Chez Fumi, Kyoto

Kyoto Tower en réflexion // Kyoto

Kyoto dans le flou // Japon

Kyoto électrique // japon

Nabemono maison // Chez Fumi, Kyoto

Les japonais aiment les jardins // Sanjusangen, Kyoto

Avant que la nuit ne tombe // Kyoto

Merci Fumi // Kyoto

DTC // Nara

Todaiji temple // Nara

Couleurs subtiles // Todaiji, Nara

Sale écriture // Todaiji

Un ange à l'aquarium // Kaiyukan, Osaka

Pingouin sans tête // Kaiyukan

Comme dans un rêve // Kaiyukan, Osaka

Entre deux mondes // Kaiyukan

Château d'Osaka // Japon

Takuyakis délicieux // Osaka

Osaka de nuit // Japon


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